26 octobre 2008
Chili (deuxième partie)
Après Bariloche, nous avons mis le cap sur le Chili et notamment Puerto Montt.
Nous avons traversé la frontière argentino-chilienne sous la neige...avant gout de ce qui nous attend en Patagonie! Il faut dire que nous sommes parés pour bientôt affronter la pluie et le froid. A Bariloche, nous avons d'ailleurs pu bénéficier pour la première fois depuis bientôt 4 mois d'un peu de chauffage!
Petit passage à Puerto Montt donc avant de partir sur l'île de Chiloe. C'est là que Denis a connu sa première frayeur depuis le départ quand il s'est rendu compte qu'il avait perdu son appareil photo dans le bus (avec toutes ses superbes photos d'Iguazu, de Valdez,...). Heureusement plus de peur que de mal grâce à la complicité et à l'honnêteté du conducteur de bus et de son assistant qui lui ont rapidement restitué son bien.
Chiloe est un archipel verdoyant et brumeux qui s'est developpé en échappant en grande partie à l'influence de Santiago et à la pression coloniale. Ses îles sont restées loin à l'écart des routes commerciales jusqu'à la fondation de Puerto Montt, sur le continent au milieu du siècle dernier. L'archipel est riche d'une histoire et d'une culture propres qui méritaient amplement notre visite, ne serait-ce que pour sa forte identite régionale. Et en effet, dès que nous avons mis les pieds sur ses terres, nous avons ressenti l'athmosphère paisible qui s'en dégagait, les habitants y étant particulièrement sympas et relax.
Longue d'environ 180km sur seulement 50km de large, l'Isla Grande de Chiloe est la deuxième du continent par ses dimensions après la Terre de feu. Une courte traversée en ferry conduit à cette île aux collines verdoyantes évoquant le bocage normand. Près de 40 îles plus petites dispersées dans le golfe sont encore plus isolées et traditionnelles.
Nous avions établi notre "camp de base" dans la petite ville de Castro, capitale de la province. Castro présentait l'avantage de pouvoir facilement en découvrir tous les attraits à pied. Son église ( l'Iglesia San Francisco) est tout simplement édifiante. Son intérieur est en effet entièrement construit en bois (du sol au toit en passant par les colonnes)...un régal pour les menuisiers et ébenistes
...et son intérieur entièrement en bois (tu devrais apprécier Jean-Gilles!)
Il faut dire que le bois est la matière la plus utilisée sur l'île. Les maisons sont pratiquement toutes construites dans ce noble matériau et sont très colorées ce qui rend aussi cette région particulièrement attrayante.
Castro est aussi l'endroit ou on peut voir les "palafitos", ces maisons en bois construites sur pilotis au bord des estuaires et des lagunes aux eaux sombres. De la rue ils ressemblent à n'importe quelle autre maison de la ville mais l'arrière surplombé l'eau et, à marée haute, joue le rôle de quai ou les bateaux viennent s'amarrer. Cette architecture tout a fait singulière est aujourd'hui classée monument historique.
Palafitos
L'île est couverte de genêts et le mélange jaune, vert et bleu est détonnant. Il faut dire qu'ici, quand il n'y a ni brume ni averses, c'est qu'il y a du crachin ou qu'il pleuviote. Il ne faut pas considérer la pluie comme un désagrement mais comme une caractéristique fondamentale de cette terre enchanteresse. C'est elle qui vaut à Chiloe le vert profond inoubliable de sa végétation omniprésente. Et encore, pour notre part, nous avons eu la chance de la découvrir sous un ciel souvent bleu.
Quelles couleurs!
Dans les environs de Castro, on a aussi pu visiter la petite ville de Dalcahue et son petit port.
Eglise de Dalcahue, elle aussi entièrement en bois.
Pour ensuite prendre un petit ferry pour l'Isla Quinchao et ses maisons typiques entièrement construites en bois ( même les tuiles!)
Maisons typiques de l'Isla Quichao
Encore une des 150 églises en bois que compte l'île!
Nous nous sommes également rendus dans le Parque Nacional Chiloe. Suivant la côte Pacifique et couvrant de large sections de forêt pluviale, le parc abrite de nombreuses espèces endemiques chilotes. On y a fait une partie du sentier Chanquin- Cole Cole mais il faut avouer que cette randonnée ne nous a pas spécialement emballée. On y a cependant rencontré des "pêcheurs" d'algues, ingrédient qui fait partie du régime local au même titre que le "nalca" (végétal évoquant la rhubarbe)
...puis mises à sécher devant les maisons.
Chiloe est aussi réputée pour sa bonne restauration et on vous le jure, on ne s'est pas privés! Ah! cette merveilleuse soupe de poisson et crustacés...une petite merveille!
Après ce petit séjour sur l'île de Chiloe, nous avons remis le cap sur Puerto Montt ùu nous devons prendre un bateau pour descendre sur le sud du Chili ( he oui, nous faisons une infidelité au bus!). Quatre jours de traversée nous attendent soit mouvementés (s' il fait mauvais), soit enchanteur (par beau temps)...wait and see!
On n'a pu s'empécher de vous montrer cette superbe oeuvre d'art que l'on peut trouver à Puerto Montt...un must!
Ainsi que la preuve qu'il n'y a pas qu'en Belgique qu'on peut trouver des cornets de frites!
Allez, a +
22 octobre 2008
Argentine (troisième partie)
Après avoir quitté la grande ville de Buenos Aires, on avait une seule hate...retrouver la nature. Mais se présentait à nous un choix bien cornélien: soit aller jusque la Peninsula Valdez (mer et baleines), soit privilégier Bariloche (la montagne). Qu'à cela ne tienne, n'écoutant que notre courage (lol) et comme on avait encore le temps de le faire, on a opté pour...les deux! Bien nous en prit puisque ces deux sites se sont révélés tout simplement superbes.
Cap d'abord sur la Peninsula Valdez. Cette immense péninsule, d'une superficie de 360 000ha est reliée au continent par l'étroit isthme Ameghino, qui sépare le golfe San Jose du golf Nuevo. Elle totalise 400km de côtes et se caractérise par un climat semi-aride. Dans cet environnement désolé et poussièreux, les nombreux troupeaux de moutons renforcent l'usure des sols. Ce décor offre de saisissants contrastes entre les hautes falaises, l'immense lac salé, la steppe aride qui recouvre le centre de l'île et les dunes de sable. Grâce à sa physionomie particulière qui en fait un abri naturel et grâce à la rencontre d'un courant chaud venu du Brésil et d'un courant froid en provenance des Malouines, la Péninsule Valdez se distingue par sa biodiversité: 251 espèces d'oiseaux et de mammifères s'y côtoient. Plus de 700 baleines franches australes fréquentent ses côtes en hiver et au printemps (et ici, c'est actuellement le printemps). Des milliers d'éléphants de mer affluent en septembre-octobre, 5000 lions de mer hantent les lieux ainsi que des manchots. A cela il faut encore ajouter la possibilité de voir dans la steppe aride des nandous (autruches), des maras (lièvres de Patagonie qui ressemblent à des kangourous), des renards gris et des guanacos (lamas). Bref vous l'aurez compris, de quoi nous enthousiasmer!
Et nous avons eu la chance de pouvoir voir tout ça !!!
Eléphants de mer dans leur superbe cadre de vie
Que c'est dur la vie d' un éléephant de mer!
De plus, le must ici, c'est qu'on peut admirer les baleines de la plage! En nous promenant sur la jetée, on a mâme eu la grande chance d'en voir passer 3 à seulement 1m de nous...un grand moment.
On était vraiment contents de ne pas avoir "zappé" cette partie de l'Argentine.
Demain, suite et fin de cet article...un peu de patience.
on ne peut s'en empêcher...encore deux photos pour vous faire baver (lol)
Coucou, nous revoilà!
Bon, suite de cette partie de notre voyage. Après la Péninsule Valdez, nous avons pris un bus pour retraverser tout le pays et nous rendre à Bariloche, ville située près de la frontière chilienne.
Impératrice incontestée de la Patagonie des lacs, San Carlos de Bariloche (100 000hab.) est une étape obligée pour les amoureux des grands espaces.
Bariloche et son lac sont entourés d'un paysage montagneux à couper le souffle. Ce nest cependant peut-être pas vraiment la meilleure période pour visiter cette région. En effet, nous sommes au printemps et beaucoup d'endroits sont actuellement fermés (risque d'avalanche) ou difficile d'accès (pas de bus car saison creuse). Mais cela ne nous a pas empêché de pouvoir profiter du superbe décor qu'offrent les sommets enneigés et les nombreux lacs.
Nous sommes notamment montés au-dessus du belvédère du Cerro Campanario (1050m) où la vue est tout simplement époustouflante: des lacs à perte de vue, avec à l'ouest les hauts sommets de la cordillère argentine et chilienne et au sud les pics acérés du Cerro Catedral. Le belvédère du Cerro Campanario a d'ailleurs été désigné par la revue National Géographic comme l'un des plus spectaculaires au monde...ce qui honnêtement n'est pas usurpé!
Sorry pour les photos un peu sombres mais le temps n'était malheureusement pas de la partie.
En admiration devant le paysage...malgré le froid
C'est autre chose quand il fait beau!
Ps: un petit bonjour à Nicolas et Eric, 2 francais sympas rencontrés à l'auberge de Bariloche. Et merci encore Eric pour ton repas ukrainien...jure, on n'a pas été malades (lol).
A bientôt pour la suite de nos aventures mais au Chili cette fois.
14 octobre 2008
Argentine (deuxième partie )
Tout d'abord : joyeux anniversaire à notre fils Gwennaël reste au pays afin de surveiller nos intérêts (lol).
Après le merveilleux site d'Iguazu, nous voilà pour une semaine à Buenos Aires.
Nous avons eu la chance de trouver un petit appartement à louer pour une semaine dans le quartier de Almagro. Cette opportunite nous a permis de nous sentir un petit peu chez nous et nous a donne l'occasion de pouvoir faire la cuisine nous même ( he oui, ca nous manquait!).
Capitale de l'Argentine (3 millions d'habitants, 11 millions dans le grand B.A), Buenos Aires est une ville démesurée qui eut jadis l'aura d'un véritable "Paris de l'Amérique Latine" . Buenos Aires surprend tout autant par ses airs familiers que par l'irrésistible énergie que dégagent ses larges avenues, les ruelles pavées de ses vieux quartiers et le décor suranne de ses mille et un cafés. La ville reprend à son compte les clichés et leur redonne tout leur éclat: le tango toujours bien vivant et que l'on peut voir dans la rue, la viande de boeuf succulente (à 3 ou 4 euro du kg!), le parler "porteno" ( pas toujours très compréhensible...même pour Denis!), le football, religion nationale ( il n'y en a que pour Maradona ici),...
Ce qui nous a surpris en débarquant c'est un étrange sentiment de familiarité des lieux, de "déja-vu". Aucun passé indien ici et peu de traces de l'ère coloniale, comme dans d'autres capitales d'Amérique latine. Au niveau architectural, il y a ici un mélange de tous les styles, l'ancien cotoyant le moderne sans complexe.
On a beaucoup marché dans Buenos Aires et on a pu y visiter dans le désordre:
- Le microcentro et ses boutiques de luxe, ses promeneurs de chiens (comme à New York et tellement surprenant), ses danseurs de tango en pleine rue, ses nombreux clochards par famille entière parfois, ses perroquets dans la réserve écologique Costanera sud (à 15 minutes du centre ville!),...
Danseurs de tango (foutu ordi!)
- Le quartier de Retiro et du Congrès avec son musée de l'imigration super intéressant (surtout qu'on a pu compter sur un guide passionné) et ses banques qui ont élu domicile dans de somptueuses anciennes maisons.
- Le quartier de la Rocoleta, ses ambassades, hôtels de luxe, son musée des arts contemporains, sa cathédrale Pilar et surtout son incroyable cimetière (style cimetière du Père Lachaisse à Paris). C'est la qu'est enterrée Eva Peron. Epouse du colonel Peron, elle fut l'icone des "descamisados"- les ouvriers, ou "sans chemise ", soutenant la cause des femmes, creant des foyers sociaux, etc... (j'avais adoré le film retracant sa vie et joué par Madonna: Evita).
- Le quartier de Palermo et Belgrano avec ses espaces verts remplis de monde et son jardin japonais.
- Le quartier de San Telmo et Montserrat avec sa grande brocande du dimanche ...y-en a qui s'amuseraient bien ici!
- Le quartier coloré de La Boca avec son mythique stade de football du Boca Junior et ses rues animées.
Bref, comme vous le voyez, on ne s'est pas ennuyés!!!
Ce "petit" intermède nous a permis de recharger nos accus et de profiter de la bonne viande argentine et de son bon vin (qui n'a vraiment rien à envier aux vins francais!) avant de poursuivre notre périple.
Nous voila partis maintenant pour la péninsule Valdez située à 1375km de Buenos Aires.
06 octobre 2008
Argentine ( premiere partie)
Hola todos.
Aujourd'hui c'est notre centième jour de voyage!
On vous avait laissés au Chili, nous voilà maintenant pour quelques semaines en Argentine. On va en effet "zigzaguer" entre ces 2 pays pour descendre jusque Ushaia et la terre de feu.
Notre arrivée en Argentine s'est faite via une route extraordinaire. Pour aller de San Pedro de Atacama (Chili) à Salta (Argentine), nous avons dû emprunter un chemin qui nous a laissés tout pantois. Quelle splendeur, quelle immensité, quelle beauté! Située pendant de nombreux kms à plus de 4000m d'altitude, les paysages étaient à couper le souffle. Déserts à perte de vue, nombreux salars, montagnes,...superbe. Et on a pu en profiter durant les 9h00 de voyage pendant lesquelles on n'a pas fermé une fois les yeux!
Longue ligne droite près de salars.
Ces paysages nous ont rappelé l'ouest Americain mais en plus grandioses encore.
Arrivée à Salta (460 000 habitants). Située à 1187m d'altitude dans le cadre enchanteur du Valle de Lerma, cette ville dynamique et moderne est la huitième du pays. Elle a pourtant su préserver de nombreux éléments de son architecture coloniale dont ses fameux balcons couverts qui lui confèrent un charme fou.
On y a visité le musée de Archeologigia de Alta Montana, le Cerro San Bernardino (vue panoramique de la ville), la cathédrale ainsi que les nombreuses et superbes églises. Il faut dire qu'ici les gens sont très pratiquants et que les églises sont tout le temps remplies.
Si beaucoup d'enfants ou d'etudiants sont obligés de porter le costume en Amerique du sud, c'est quelque peu différent ici en Argentine. En effet, on a pu voir de nombreux enfants tous vétus d'un tablier blanc ou bleu à carreaux pour les plus petits. Ca nous a rappelé nos années de primaire (pour ceux qui s'en souviennent).
Après quelques jours à Salta, un des grand moment de notre périple nous attendait...visite des chutes d'Iguazu.
Apràs 22h00 de bus, nous sommes arrivés à Puerto Iguazu. Dénommée à l'origine Puerto Aguirre, Puerto Iguazu fut d'abord fondée pour organiser le transport des billes de bois coupées dans la jungle. Il est vrai que le site est on ne peut plus stratégique, au confluent du rio Iguazu et du rio Parana, à la frontière du Bresil et du Paraguay. Aujourd'hui cette ville de 32 000 habitants vit pour l'essentiel du tourisme génère par les chutes d'Iguazu. Elle est en effet le point de départ idéal pour l'exploration du parc national, côté argentin ou côté brésilien.
Parque national d'Iguazu.
Bon, on va encore se répéter mais ce qu'on a pu voir à Iguazu était fabuleux. Ce site est une pure merveille de la nature. Enorme, gigantesque, de toute beauté, il nous a laissés pantois.
Découvertes lors d'un voyage d'exploration en 1542 par Alvar Nunez, elles avaient été nommées par les Guaranis Iguazu ( les "grandes eaux"). Le rio Iguazu prend sa source au Bresil dans la Serra do Mar et parcourt 1 320km avant de se jeter dans le rio Parana, 23km à peine en aval des chutes. A l'approche d'Iguazu, au gré d'une faille géologique, il s'éparpille en quelques 275 cascades une hauteur de 40 à 80m, qui s'étirent en arc de cercle sur plus de 2 700m. La physionomie si singulière du site est due à des phénomènes volcaniques qui se sont déroulés il y a 225 millions d'années. Autre facteur majeur de cette physionomie, l'érosion hydraulique qui "mange" peu à peu le rebord des chutes, lesquelles reculent donc progressivement vers l'amont.
De plus, véritable joyau, les chutes d'Iguazu ont pour écrin une forêt subtropicale dont l'ampleur de la biodiversité est sans égal dans le reste du pays. A l'origine cette jungle impénétrable qu'est la selva paranaense couvrait un million de km carrés. Souffrant depuis d'une intense déforestation, elle ne se deploie plus que sur 60 000km carrés...encore une "connerie" de l'être humain!
Quelques petites bêtes rencontrées:
Nous avons visité le parc en trois jours. Deux jours côté argentin et un jour côté brésilien.
En Argentine, on a eu la grande chance de les voir de différentes manières. En effet, le premier jour il faisait ensoleillé, très chaud, très lourd même. On a pu avoir ainsi des vues bien dégageées des chutes.
Par contre le deuxième jour, comme il avait plu toute la nuit et que ca a continué toute la journée ( un vrai temps à la belge!), ce fut tout à fait différent. L'inconvénient, nous étions trempes de la tête aux pieds. L'avantage, le débit de l'eau était beaucoup plus important et les chutes encore plus impressionnantes que la veille.
Chutes côté argentin (premier jour)
Une petite part de la gorge du diable
Plus impressionnantes sous la pluie
Gorge du diable sous le déluge.
Au Brésil, le parc mérité aussi la visite . On peut de fait ainsi saisir ces merveilles dans toute leur splendeur. Le principal intérêt de la partie brésilienne, c'est le point de vue extraordinaire qu'elle deploie sur les cascades. Par endroits, on les embrasse toutes du regard, ce qui permet de mieux cerner la magnificence et le gigantisme des lieux. De plus le chemin qui mène à la Garganta del Diablo donne l'impression de pénétrer dans le ventre du monstre.
Vous l'aurez compris, Iguazu restera pour nous un top et mériterait bien de faire partie des sept merveilles naturelles du monde.
Départ pour une semaine à Buenos Aires maintenant...à bientôt...















































