24 mai 2009
Asie ( 6. Inde : Uttar Pradesh)
INDE ... dernier pays de notre grand voyage.
"Fallait oser terminer son périple par un pays aussi particulier que l'Inde", voilà ce que beaucoup de voyageurs nous ont dit en nous voyant arriver. Faut dire qu'ici tout est particulier et tellement différent de tous les autres pays que nous avons déjà pu visiter.
Parler de l'Inde comme d'un simple pays serait lui faire perdre sa dimension. Territoire immense avec toutes les disparités que cela peut comporter, des ghats de Vanarasi à la majestuosite du Taj Mahal il y a 1000 lieux. Pays fascinant, l'Inde peut facilement atteindre à l'équilibre nerveux si on ne parvient pas à rester zen. Le bruit est incroyable et incessant, les odeurs fantastiques ( du santal à ...l'urine), l'agitation extrême et pourtant l'apathie incroyable aussi. En bref, un flot continu de gens, de rickhaws, de mendiants, de bruits, d'odeurs, de vaches sacrées, de religions, de saddhus, d'épices, de riz, ... c'est ça l'Inde.
- Une de nos premières difficultés en arrivant ici fut de comprendre et surtout d'accepter le système de castes en vigueur dans tout le pays.
Système d'origine religieuse, les castes sont fondamentales pour le fonctionnement de la vie sociale en Inde. L'esprit indien appréhende le monde d'une manière naturellement hiérarchique. Chacun appartient à un groupe et ce groupe à une position bien définie sur l'échelle de la société indienne.
Quatre varnas ( castes) composent plus ou moins la société-religion hindoue: - les Brahmanes ( caste des prètres et lettres sortis de la bouche de Brahma) - les Kshatriyas ( guerriers sortis des bras de Brahma) - les Vaisyas ( commercants, artisans, agriculteurs ( sortis des cuisses de Brahma) - les Sudras ( serviteurs sortis des pieds de Brahma). Les indiens qui n'appartiennent à aucune varna sont appeleé les parias (intouchables). Et pour finir, les femmes, incarnant le désir, appartiennent à la caste la plus basse ... et ça entre nous, c'est N'IMPORTE QUOI!!!
- Seconde difficulté, l'hygiène.
Les Indiens ont un rapport à l'hygiène tout è fait différent de tout ce qu'on avait pu voir jusqu'à présent. La cohabitation hommes, vaches, chèvres, boeufs, singes, chiens sauvages, ... fait que les rues sont jonchées de détritus, de crottes, merde, pisse,...et j'en passe! Les urinoirs ( quand ils sont utilisés) sont à ciel ouvert et les égouts ( quand il y en a) se déversent dans les fleuves.
- Troisième difficulté, le comportement intrusif des hommes . Constamment en train de vous épier, de vous dévisager ( j'ai un bouton sur le nez ou quoi?) ou encore de vous proposer maints et maints services bien souvent inutiles sans vous lacher d'une semelle. Ca peut parfois être épuisant au bout d'un certain temps.
Mais tout cela on le savait avant de venir ici et ce serait faire affront à ce pays si particulier si on le résumait seulement à ça.
Première découverte ( autant se mettre directement dans le vif du sujet): Vanarasi. Sur que ce n'était sûrement pas la ville la plus facile pour découvrir l'Inde tant celle-ci est particulière.
Vanarasi ( 1 300 000 habitants), la cité de Shiva est une des villes les plus saintes de l'Inde. Les pélerins hindous viennent y laver leurs péchés dans le Gange, voire y mourir afin d'atteindre le moksha, l'intérruption du cycle des réincarnations. Autrefois appelée Kashi ( cité de la vie) et Benares, Vanarasi constitue le coeur même de l'univers hindou, un lieu de passage entre les mondes physique et spirituel. Le Gange, fleuve du salut au flux permanent, est un symbole éternel d'espoir. Cette ville magique voit se cotoyer sur ses célèbres ghats les rites les plus intimes de la vie et de la mort. Vanarasi compte parmi les plus anciennes cités du monde, centre d'enseignement et de civilisation depuis plus de 2000 ans.
Chaque jour de très nombreux fidèles descendent les ghats de Vanarasi qui s'étirent sur 7 kilomètres pour un bain rituel.
Le long de ces 7 kilomètres de berge, 30 égouts se déversent en permanence dans le fleuve! Ici, le Gange est tellement pollué que l'eau dépourvue d'oxygène est contaminée ( l'eau contient 1,5 millions de bactéries coliformes aux 100 ml, alors que la norme admise est inférieure à 500!). Vous comprendrez pourquoi on n'a même pas osé piquer une tête, contrairement aux nombreux pélerins.
Les Shadus sont bien présents ici en Inde. Ils vivent en marge de la vie quotidienne en suivant une voie de pénitence et de mortification pour atteindre l'Illumination.
Les nombreux rituels des pélerins ( bains, ablutions, pratique du yoga, dépôt d'une offrande, lavage de linge, massage, prières,...).
Les ghats de crémation sont très importants ici. Le corps recouvert d'un linge est plongé dans le Gange avant d'être posé sur le bûcher.
Assister aux crémations represente une expérience étrange, difficile voire choquante. On peut voir le corps déposé sur un tas de bois puis recouvert de quelques bûches. De temps en temps, on aperçoit aussi une jambe ou une tête dépasser du feu sans que cela ne dérange la famille présente ( uniquement les hommes; les femmes pleurent, ce n'est pas bon pour le karma du mort donc elles doivent rester à la maison). A la fin de la crémation, les os qui ne peuvent pas brûler ( la cage thoracique pour l'homme et les hanches pour la femme) sont jetés dans le Gange et aussitôt attrapés par les chiens errant dans les alentours ( ...quand on vous disait que ce n'était pas facile à comprendre pour nous!). De plus, on peut aussi assister à l'immersion au milieu du Gange d'animaux, de corps d'enfants ou de Sadhus lestes d'une pierre, ceux-ci ne pouvant pas être incinéres.
Rem: nous n'avons pas fait évidemment de photos des crémations par respect des familles présentes.
Dans les petites ruelles de la vieille ville, des corps sont transportés par des hors-castes ( appeles dom) ou par des membres de la famille sur des brancards de bambou pour être aménes aux ghats de crémation.
D'immenses tas de bois s'empillent au sommet du ghat et chaque buche est pesée pour calculer le prix du bûcher. Chaque essence à son prix, le bois de santal étant le plus coûteux.
Les lavandiers.
Le linge est lave dans le Gange et quand on connait son état, ca ne donne pas envie de confier ses caleçons à ces lavendiers!
De nombreux petits temples jalonnent la ville 
Voilà un des aspects les moins amusant de l'Inde ... la saleté qui règne partout. A ce propos, on voudrait présenter nos excuses aux Nepalais. A cote de l'Inde, leur pays est presque propre(lol).
On voulait vous faire participer à ce grand moment: arrachage d'une dent en pleine rue ( bergh!). Précisons que la personne n'est bien sur pas endormie et que les outils ne sont pas stérilisés.
Cet intouchable confectionne des petits pâtes avec les crottes de buffles. Elles serviront de combustible...Si ca vous dit, on vous donnera la recette.
Deuxième découverte: Agra.
Agra ( 1 300 000 habitants) est située à 205 km de Delhi. Cette cité est irrémediablement indissociable du Taj Mahal.
- Le fameux Taj Mahal... monument le plus extravagant jamais bâti par amour est devenu l'emblème touristique de l'Inde. Il fut construit par l'empereur Shah Jahan ( enfin plutôt par ses 20000 ouvriers) pour recevoir le corps de sa deuxième épouse Momtaz Mahal, morte en mettant au monde son quatorzième enfant en 1631. Classe au patrimoine mondial, ce monument de marbre blanc n'a rien perdu de sa splendeur. Le Taj Mahal se dresse sur une plate forme de marbre. Cette élévation fait que le Taj à pour seule toile de fond le bleu du ciel, véritable coup de génie de la part de son concepteur.
Roulez tambours ... voila cette pure merveille:
On est vraiment tombés sous le charme de ce splendide édifice.
Tellement tombés sous le charme que vous allez avoir droit au Taj Mahal vu de face, vu de côté, vu de l'arrière, ...) ...sorry!
Les Indiens adorent se faire photographier avec des étrangers.
La face cachée du Taj Mahal, celle que les touristes ne verront pas...l'Inde égale à elle-même.
- Autre curiosité d'Agra: le fort où vivait l'empereur Shat Jahan.
Imposant fort et palais de grés rouge, ce très bel édifice a été bâti pour un usage militaire avant d'être transformé en palais par Shah Jahan.
Il devint cependant sa prison dorée durant 8 ans lorsque son fils Aurangzeb s'empara du pouvoir. Shah Jahan pouvait apercevoir le Taj Mahal de sa prison.
Ici encore des photos avec les indiens...amusant.
- Visite de Itimad-Ud-Daulah surnommé baby Taj, ravissant mausolée de Mizra Ghiyas, vizir de l'empereur Jahangir.
Moins impressionnant que le Taj, bien sur. Même pas comparable!
- Visite de Fatehpur Sikri ( la ville de la victoire), située à 40 km de Agra.
Cette magnifique cité fantôme fortifiée fut la capitale de l'empire moghol de 1571 à 1585 sous le règne d'Akbar. Exceptionnelle sur le plan architectural, elle fut malheureusement édifiée sur un site insuffisamment irrigué et fut donc rapidemment abandonnée à la mort d'Akbar.
Et comme d'habitude aux abords, la propreté règne!
- Quelques photos de la ville d'Agra:
La lessive
...dans la même eau!
Cap maintenant sur le Rajasthan.
Mais avant de se quitter, on ne résiste pas...
21 mai 2009
Asie ( 5. Népal, dernière partie)
NAMASTE.
Après avoir quitté Kathmandu, petit passage par le Chitwan National Park. 
Allez d'accord on vous l'avoue, on a un peu de mal à quitter ce si beau pays! Beau et étonnant à la fois. En effet, quand on évoque le Népal, on pense d'abord et avant tout à ses hauts sommets enneigés. Ce qu'on oublie c'est que le Népal regorge aussi de chaudes plaines subtropicales ( le Terai).
Situé dans le Terai central, le Chitwan National Park est une immense et splendide réserve naturelle. Elle constitue notamment un des derniers refuges du rhinocéros unicorne menacé d'extinction. Il n'en reste en effet que 2000 dans le monde et la plupart vivent ici à Chitwan et dans le Kaziranga National Park en Inde.
Chitwan abrite plus de 50 espèces de mamifères ( singes, léopards, ours lippus, crocodiles, rhinocéros, sangliers, hyènes, cerfs aboyeurs, daims tachetés, éléphants,...), 450 espèces d'oiseaux ( bulbul, martin triste, aigrette, perruche, coq-bankiva, paon, martin-pècheur,oriole, souimanga,...) et 67 espèces de papillons.
Ayant établi notre pied-à-terre à Sauraha, centre touristique situé au bord de la rivière et faisant face à la jungle, nous avons sillonné les environs en profitant un maximum des activités proposées.
- Visite du centre d'élevage d'éléphants. Situé sur la rive de la Bhude Dapti, Il fournit la plupart des éléphants utilisés pour les safaris dans le parc. On a pu y voir les cornacs préparer les kuchii (nourriture pour les éléphants à base de melasse et de riz et enveloppe dans de l'herbe) et surtout y admirer un magnifique petit éléphanteau né la veille. Aveugle la première semaine qui suit sa naissance, cette adorable "petite" peluche tenait à peine sur ses pattes.
Maman et son très jeune petit.
- Safari à dos d'éléphant. C'est de loin la meilleure facon d'explorer la jungle et d'espérer apercevoir quelques animaux sauvages. Serres dans un howdah de bois, on est secoués dans tous les sens par la démarche nonchalante de ces gros pachidermes. Lors de cette "excursion" on a pu notamment approcher de très près un rhinocéros et son petit.
- Safari en 4X4. Moins chouette que sur un éléphant ce moyen de transport permet de s'enfoncer plus profondément dans la jungle. Durant 5h00, on s'est amusés à chercher le plus d'animaux exotiques possibles. Et on a eu la grande chance de pouvoir voir de nombreux rhinocéros, des macaques rhésus, deux adorables oursons lippus et leur maman, des paons, des daims tachetés, ... et de nombreux oiseaux aux couleurs splendides.
- Le bain des éléphants ( un must!!!). Chaque jour ces adorables animaux et leurs cornacs convergent vers la rivière pour y effectuer leur toilette matinale. C'est un pur moment de bonheur que de pouvoir approcher de très très près ces énormes bêtes qui sont à la fois si imposantes et si douces. Le jeu consiste à monter sur leur dos et à se faire asperger d'un coup de trompe bien placé. Le cornac s'occupe du même éléphant tout au long de sa vie et on sent qu'il connait bien son compagnon.
- A bicyclette dans la région.
Promenade jusqu'aux 20 000 lacs.
Termitière plus grande que Denis!
Ici aussi comme au Laos, les buffles adorent se vautrer dans l'eau.
Les vachers se protègent du soleil.
Les enfants jouent aux buffles.
Les maisons des villages sont faites de bambous recouverts de boue sèchée.
Ces femmes font tous les jours et toute la journée ce travail, ramasser de grandes herbes.
Après le Chitwan National Park, dernière étape au Népal: Lumbini.
Située à une petite trentaine de kilomètres de la frontière indienne, la petite ville de Lumbini est le lieu de naissance de Siddharta Gautama ( Bouddha). C'est un des centres religieux les plus importants au monde. Celui qui allait atteindre l'Illumination sous un arbre bodhi et enseigner une philosophie de paix et de réflexion naquit sous un sal de Lumbini au mois de mai en 563 av.J-C. Les pélerins viennent ici nombreux pour méditer dans les monastères qui entourent le site sacré. Ces monastères ont été ériges par des communautés bouddhistes du monde entier, chacun y représentant sa propre philosophie et conception de cette religion.
Il faut avouer que pour notre part, ces nombreux temples, plus luxueux et tape-à-l'oeil les uns que les autres, nous ont fait plutôt penser à une sorte de mini-Europe. Nous avons donc écourté notre séjour pour mettre enfin le cap sur l'Inde.
Ca y est, notre grand périple touche tout doucement à sa fin, même s'il nous reste quand même encore 5 semaines de découvertes et sûrement d'étonnement ( l'Inde étant si différente de tout ce que nous avons pu voir jusque maintenant!).
Donc à bientot pour la suite et la fin ( snif ) de nos aventures.
02 mai 2009
Asie ( 5. Népal, deuxième partie)
Hé oui, nous sommes toujours au Népal! Après le fameux tour des Annapurnas, nous sommes retournés à Pokhara nous reposer un peu de notre exploit (lol).
Pokhara ( 170 000 habitants) est une chouette petite ville construite autour du lac Phewa Tal. Par beau temps, on peut même y admirer les superbes montagnes environnantes. Actuellement, l'approche de la mousson dépose un nuage de brume tout autour de la ville ce qui empêche d'apprécier Pokhara à sa juste valeur.
Après quelques jours de repos ...bien mérités, nous avons mis le cap sur la mythique ville de Kathmandu.
Ayant lu pas mal de commentaires négatifs sur cet ancien oasis de "soixantehuitards", on s'attendait à trouver une ville bruyante et saturée d'air pollué. Par contre on n'était pas préparés à découvrir dès les abords autant de saleté et de crasse. Une gigantesque décharge à ciel ouvert.
Kathmandu dépasse toute imagination dans ce secteur. Quel dommage pour les générations futures de ce si beau pays.
L'eau de la rivière est noire de noire.
Heureusement, Kathmandu reste une ville attrayante de par sa richesse culturelle et historique. Se promener dans les rues étroites de la vieille ville permet de découvrir son extraordinaire patrimoine, ses temples cachés, ses cours et ses minuscules ateliers qui pourraient dater de l'époque médiévale. L'histoire de kathmandu se confond par ailleurs avec celle des Newar, principal groupe ethnique de la vallée.
12 jours nous ont été nécessaires pour visiter Kathmandu et ses environs afin d'en percevoir une partie de ses mystères.
De nombreux temples jalonnent les petites rues de Kathmandu.
Confection artisanale du tarmac par de très jeunes garcons.
Habillement très coloré des népalaises.
Même dans les temples il ne fait pas toujours très propre!
- La Durbar Square de Kathmandu.
Durban square était l'endroit où les rois de la cité étaient couronnés et où ils gouvernaient ( durban signifie d'ailleurs palais). A ce titre, la place demeure le coeur de la ville et en est le patrimoine architectural le plus spectaculaire , méritant le detour. On peut passer des heures à se promener autour de ses superbes bâtiments . Cet ensemble a été classé en 1979 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
On peut aussi y voir un édifice un peu particulier: Kumari Bahal. C'est là en effet que demeure la Kumari, déesse vivante la plus importante du Népal. Cette fillette a été choisie pour incarner la déesse de la ville jusqu'a sa puberté, avant de redevenir une simple mortelle. Selectionnée dans la caste des orfèvres newar, elle doit être âgée d'au moins 4 ans et présenter 32 signes distinctifs très précis ( couleur des yeux, son de la voix, ...). Devenue la Kumari, l'enfant s'installe avec toute sa famille dans la Kumari Bahal où elle vit recluse, ne pouvant sortir que 6 fois durant l'année et ce uniquement pour des cérémonies officielles. Pour avoir eu "la grande chance" de l'avoir aperçue quelques secondes à la fenêtre, on peut vous assurer qu'elle n'a pas spécialement l'air heureuse!
- Swayambhunath. Perché sur une colline à l'ouest de Kathmandu, ce grand temple est l'un des symboles les plus populaires du Népal. Surnommé Monkey temple, il abrite une tribu importante de singes.
3 Bouddhas accueillent les visiteurs au bas du temple.
Beaucoup de Népalais viennent rendre hommage à leur Dieu.
Moulins à prière avec le mantra sacré " om mani padme hum " ( salut au joyau dans le lotus).
Stupa avec les yeux qui évoquent le regard vigilant de Bouddha embrassant la vallée. L'emplacement du nez ( signe en forme de ?) est le chiffre ek (1) en Nepali, symbole de l'unité de toute vie. Entre les yeux, un peu au-dessus, un troisième oeil symbolise la clairvoyance du Bouddha.
- Pashupatinath, temple hindou le plus important du Népal se dresse sur les rives de la Bagmati, une rivière sacré à la lisière est de Kathmandu. C'est aussi un des principaux temples de Shiva du sous-continent et il attire beaucoup de pélerins en provenance de l'Inde. Ce temple est un lieu de crémation recherche.
Depuis notre arrivée au Nepal, nous nous sommes rendus compte que les Népalais avaient un rapport à la mort tout a fait différent que nous Européens. Loin d'être un sujet tabou, ils en parlent sans arrière pensée et avec naturel. Ici à Pashupatinath, les crémations se poursuivent toute la journée, le mort devant être incinéré dans les 24h00 qui suivent son décès.
Ghats de crémation. Le corps enveloppe d'un suaire est déposé sur un bûcher allumé au cours d'un cérémonial très sobre.
Le corps n'est qu'une enveloppe vide. L'âme l'a quitté. On peut donc le brûler.
Assez étonnament pour nous, on peut voir aussi à Pashupatinath le petit temple de Bachhareshwari qui lui est orne de scènes érotiques!
Les plus belles sculptures sur bois des temples népalais ornent les étais des toits ou tunala et beaucoup comportent des scènes érotiques ( rarement le motif central mais plutôt en bas de l'étai). Ces images ( parfois d'un réalisme cru) témoignent d'une inspiration tantrique, preuve de l'imbrication du bouddhisme tibetain et de l'hindouisme népalais.
- Bodhnath , un des plus grands stupas du monde. Le village également appelé Boudha constitue le centre religieux de l'importante population d'exiles tibetains présente ici.
Attention à l'oeil de Bouddha!
- Patan ( 190000 habitants, seconde ville de la vallée).
Sa Durban Square, d'une richesse architecturale plus dense que celle de Kathmandu regroupe une multitude de temples. En outre, plus de 600 stupas et 185 bahal sont disséminés dans les pittoresques rues.
Sur le chemin vers Patan on peut admirer d'autres temples.
Ces femmes sont obligées de venir chercher l'eau au puit.
... et toujours cette saleté partout.
Kwa Bahal ( temple d'or). Monastère bouddhique unique en son genre datant de 1409...
... et son grand prêtre. C'est en effet un jeune garçon de moins de 12 ans qui remplit cette fonction pendant 30 jours avant de céder sa place à un autre garçonnet.
Les femmes font tous les métiers ici.
Un peu petites ces portes dans les maisons newar.
On ne pouvait manquer le temple dédié aux travailleurs du cuivre, dinandiers et autres.
Il est d'ailleurs décoré de pots en cuivre.
Vente de viande en plein air...ca donne faim non?
- Bhaktapur ( 65 000 habitants, troisième ville de la vallée).
Bhaktapur est également appelé Bhadgaon (cité du riz) en Nepali ou Khwopa ( cité des devots) en Newari. Fermée ( pratiquement) à la circulation, elle a su préserver ses traditions et semble sous bien des aspects hors du temps. Les rues pavés relient une succession de temples, de cours et de places monumentales tandis que sanctuaires, puits et bassins émaillent les rues transversales. Elle abrite une importante communauté de potiers, de sculpteurs sur bois, de tisserands et on peut y voir des paysans battant le blé suivant la tradition ancestrale.
Les superbes édifices de Bhaktapur.
Ici aussi l'art érotique se manifeste mais de manière plus humoristique.
La rue des potiers "perdue" au milieu des épis de blé.
... comme on ne le fait plus depuis de nombreuses années.
Autre technique: on utilise aussi le baton pour battre le blé.
Le fil teinte sèche au soleil.
Dans les rues de la vieille ville.
On avait déjà vu l'homme- plante, on a maintenant l'homme-bananier.
Notre étape népalaise touche à sa fin. Nous resterons marques par la gentillesse des habitants et par la beauté des paysages.
PS: un petit coucou à Sabine et Christophe, deux Suisses très sympathiques rencontrés une première fois au Chili et retrouvés par hasard à Kathmandu il y a quelques jours.


























































































































































