29 juin 2009
Asie ( Delhi) et Angleterre (Londres)
Delhi, dernière ville indienne avant le grand retour via Londres.
Delhi n'est déjà pas terrible comme ville mais quand en plus on sent le retour arriver à grands pas, inutile de vous dire qu'on a juste essayé de faire passer le temps le plus vite possible.
Delhi (17 millions d' habitants), capitale et troisième plus grande ville indienne, est une ville polluée et bruyante. Quelques beaux batiments anciens ( tel que le fort rouge) valent la peine d'être visités même si leur splendeur n'est pas aussi grandiose que celle des édifices découverts dans le Rajasthan.
Red fort
Bien protégé comme tous les monuments ici a Delhi
Il faut reconnaître que dans certains quartiers de Delhi, on accomplit des efforts pour éradiquer la saleté. Evidemment, il s'agit de quartiers résidentiels ou touristiques. 
Musée de Gandhi installé dans la maison où il fut assassiné.
Les tailleurs de pierres travaillent sur le site même.
Londres ...étape "transition" avant le GRAND retour.
He oui, il nous semblait important de pouvoir recharger quelque peu les accus avant d'affonter l'effervescence belge. Londres et son atmosphère relax étaient ideales pour cela.
Après un an d'abscence, les Londoniens ont quand même quelque peu changé.
On avait perdu l'habitude de voir une ville propre...quel choc!
Mais partout de par le monde, les revendications sont les mêmes.
Thalis (marre de l'avion!) Londres- Bruxelles 
Voila...tout a une fin.
Après 365 jours de vadrouille à travers le monde, nous voilà de retour à la maison.
05 juin 2009
Asie ( 6. Inde: Rajasthan)
Pareil au monde des milles et une nuit, le Rajasthan compose a lui tout seul une palette de couleurs. Ses principales villes ( Jaipur la rose, Jodhpur la bleue, Udaipur la blanche,...) sont en parfait accord avec les paysages qui les entourent. Moitié deserts, moitié collines arides ils offrent un contraste fascinant avec les teintes étincelantes des vêtements locaux. Mais au delà de toute considération architecturale, c'est l'atmosphère particulière que dégage cette région et ses habitants qui attire le voyageur.
Jaipur ( 2 320 000 millions d'habitants): bouillonnante, chaotique, poussiéreuse, la rose capitale du Rajasthan étincelle au soleil et sollicité tous les sens ...avec plus ou moins de bonheur. Envahie à l'aube par des centaines de rickshaws, c'est une ville rude mais romantique ou les femmes,àa l'allure fière, portent des bijoux en argent et des vêtements de couleurs vives et ou les hommes arborent sur la tête d'impressionnants turbans colorés. Jaipur est un mélange d'exotisme et de modernité avec une architecture élégante synthèse de style Moghol et Rajput.
Rem: Jaipur restera pour Sophie un souvenir inoubliable. En effet une superbe tourista la tiendra clouée au lit durant 4 jours pendant que Denis arpentait la ville de long en large. Il affirme bien sur que c'est la plus belle ville qu'il ait jamais vue (lol).
Principaux attraits de Jaipur:
- la vieille ville ( ville rose) en partie ceinturée d'un rempart crenelé.
Hawa Mahal ( palais des vents), le plus fabuleux batiment de Jaipur fut construit en 1799. Fantaisie architecturale de 5 étages conçue pour permettre aux femmes du zenana (équivalent hindouiste du harem) d'observer le spectacle de la rue et les processions. La façade comporte 953 emplacements derrière lesquels elles pouvaient s'installer sans être vues de la rue.
City Palace est un palais, mélange d'architectures moghol et rajasthanie. C'est ici que vit encore le Maharaja et sa famille.
Jantar Mantar, un des 5 observatoires ou yantra fondes par Jar Singh II en 1728. Certains instruments permettent de mesurer le temps sur d'énormes cadrans solaires ou encore de vérifier la progression de l'astre du jour à travers le zodiaque.
Instrument de mesure du temps.
Une des rares églises catholiques ( ...oups, erreur! Ceci n'est pas la photo de l' eglise...sorry)
Nahargarh, fort construit en 1738 et qui surplombe la ville.
Amber fort. Magnifique palais fortifié rose perche sur un versant rocheux à 11 km de Jaipur. Il constitue un très bel exemple d'architecture rajput.
Jaigarh, forteresse qui surplombe Amber fort.
La ville.
Et comme d'habitude les femmes travaillent.
Dans la rue le sourire des enfants est contagieux.
Mais CA on ne s'habituera jamais.
Oh non jamais!!!
Autre moyen de locomotion beaucoup utilise ici...le chameau.
Rem: non, nous n'avons pas fait d'erreur. Ici, on dit chameau quand l'animal a une seule bosse et dromadaire pour 2 bosses...allez savoir pourquoi!
En route pour Pushkar...si on y arrive!
Pushkar (15000 habitants): la petite ville de Pushkar est un haut lieu de pélerinage pour les hindous. Située en lisière de désert, elle compte plus de 400 temples blottis autour d'un lac sacré apparu là où Brahma aurait laissé tomber une fleur de lotus. La ville abrite d'ailleurs un des rares temples dédiés à Brahma. C'est aussi à Pushkar que se tient une des plus grandes foires aux chameaux du pays. Chaque année au mois de novembre, 200 000 personnes convergent vers Pushkar accompagnées de plus de 50 000 chameaux et têtes de bétail.
Malheureusement quand nous sommes arrivés à Pushkar, le lac était presque complétement asséché et de grands travaux y étaient effectués. De quoi rendre le site nettement moins attrayant et perdant une bonne partie de son charme.
Un des temples le long du lac asséché.
Photo de groupe...trouvez l'intrus
Alors trouvé?
Beaucoup de singes amusants ici aussi.
Ajmer ( 485 000 habitants): située à 11 km de Pushkar, cette ville est quant à elle un des plus grands centres de pélerinage musulman soufis du pays.
Le Dargah: ce batiment abrite le tombeau d'un saint soufi Khwaja Muin-ud-din Chshti venu de Perse en 1192.
Adhai-din-ka-Jhonpra: cette mosquée est aujourd'hui en ruine mais elle reste un des plus beaux exemples d'architecture indo-musulmane. Le batiment était à l'origine une école de sanscrit mais fut convertie en mosquée par Mohammed de Ghur en 1193.Les piliers de la mosquée sont tous différents et les murs à arcades sont recouverts d'inscriptions tirées du Coran.
les Musulmans viennent en famille à la mosquée 
Nasiyan temple: temple jain rouge très très "kitsh" qui renferme d'innombrables maquettes dorées illustrant le concept jain de l'ancien monde. ( le jainisme: religion refutant toute violence. Les jains refusent les armes et ne mangent aucun animal. On en compte environ 4 millions dans toute l'Inde dont près d'un million au Rajasthan).
Bundi ( 88 000 habitants): petite ville séduisante aux étroites ruelles bordées des maisons bleues des brahmanes. Quand on arrive à Bundi, on tombe immédiatement en admiration à la vue de la vieille ville surmontée d'un magnifique palais et d'une forteresse épousant la forme des collines. L'ambiance y est particulièrement décontractée, d'autant que Bundi ne fait pas partie des circuits touristiques traditionnels.
- Le palais, le Garh Palace est un ensemble imposant bati à flanc de colline. On y découvre d'abord un petit jardin qui donne sur la principale galerie ornée de peintures. Les murs et les plafonds sont tapissés de scènes de vie on ne peut plus travaillées.
Une deuxième partie par laquelle on accède en franchissant une porte ornée de deux superbes éléphants, est quant à elle en moins bonne état.
Superbe paysage vu du bas de la ville.
- Taragarh, forteresse située au-dessus du palais. Ceux qui aiment visiter des ouvrages de défense peuvent admirer ici la double enceinte en étoile. Le fort est abandonné à la végétation et peuple de macaques, ce qui rend la balade différente d'une visite classique.
- La ville possède aussi de nombreux puits anciens ( baori) comme celui du marché Rani-Ki-Baori.
Mais oui tu es beau va!
Comme d'habitude!
Bon appétit ...ca donne envie,non?
Mosquée ...
lacs...
...temples émaillent la ville.
Udaipur ( 400 000 habitants): située en bordure du lac Pichola, Udaipur surnommée la "venise de l'Orient", recèle de nombreux batiments ( temples, palais, haveli,...) qui ont su préserver leur charme d'antan. La ville a servi de décor au James Bond "octopussy" et au tigre du Bengale de Fritz Lang.
Comme à Pushkar, le lac est pratiquement à sec.
Hôtel de luxe situé au milieu du lac...vide.
- Le City Palace, le palais du Rana au bord du lac Pichola. Régulierement agrandi au fil du temps, c'est un labyrinthe de palais différents.
Les travailleurs du cuivre ...
...et la "bijoutière" avec son professeur 
- Le Jagdish Temple, un des plus grands temples du nord de l'Inde dédiés à Vishnou. Construit en 1651 par Jagat Singh, il abrite une représentation du Dieu Jagannath, seigneur de l'univers.
. En route pour Jodhpur. Le paysage est monotone et désertique.
Les hommes arborent de superbes turbans.
Jodhpur( 850 000 habitants): ancienne capitale du Marvar, fondée en 1459 par Rao Jodha, chef du clan des Rathor. Jodhpur est communément surnommée la "ville bleue" car la plupart de ses maisons sont peintes de cette couleur. Le bleu indiquait que ces maisons appartenaient à des membres de la caste des Brahmanes. Le bleu offre aussi l'avantage de protéger de la chaleur et de repousser les moustiques. Jodhpur est aussi appelée la "cité du soleil" en raison de l'exceptionnel ensoleillement dont elle jouit tout au long de l'année.
Premier contact avec les vaches sacrées de Jodhpur
et la ville bleue.
suivi rapidement de ...
la saleté
- Mehrangarh forteresse, édifiée au XV* siècle par le Rao Jodha. Elle s'élève à plus de 135 metres de la cité. Les Maharadjas vécurent ici jusqu'au début du XX* siècle. Cette immense forteresse est un joyau de l'architecture rajput. Les explications données par l'audioguide sont des plus intéressantes. Le temps de la balade dans la forteresse, on est transporté dans l'univers des Maharadjas rajputs
Le palais est de toute beauté.
Les habitants adorent se faire photographier.
Jaisalmer (58 000 habitants, dont 2000 dans les murs) " la cité d'or" est la ville la plus proche du désert de Thar et du Pakistan. Si elle parait sobre aux premiers regards, c'est dans la richesse des façades sculptées de ses havelis que se revèle tout le charme de cette cité de plus en plus visitée par les touristes. Les temples jains, le fort au coeur de la forteresse, les excursions en chameaux dans le désert et ses rues animées nous ont vraiment séduits.
La "Carcassonne" d'Inde
quoi que plus sale qu'en France!
Rem: merci à nos deux compatriotes rencontres à Bundi. Leur "tuyau" concernant la possibilité de loger à moindre frais dans les murs même de la citadelle et dans un haveli de rêve nous a permis de jouer au Maharaja et à la Maharani durant les 4 jours de notre séjour à Jaipur.
Construite sur un éperon rocheux qui surplombe le désert du Thar et permet de le surveiller sur une grande distance, elle est entourée d'un rempart de 5 km comportant 99 bastions et tours d'angle.
Malheureusement, le fort de Jaisalmer connait de gros problèmes. Il s'affaisse progressivement, plusieurs tours s'étant déjà écroulées. Ce fait est dû à l'utilisation excessive de l'eau dans l'enceinte même du fort.
Tempête de sable ...c'est impressionnant.
Les femmes ont des vêtements très colorés et portent beaucoup de bijoux.
Les batiments sont extraordinaires ici

Et les anciens havelis superbes. Les havelis sont d'anciennes maisons de maitre érigées à partir du XVIII* siècle par des membres de la caste des marchands Baniya, ornées d'un travail très fin de la pierre, spécialité des artisans locaux.

- Visite du fort
- Balade à dos de chameau dans le désert.
Courage Denis!
Dernière source avant le départ 
Les villageois doivent parfois couvrir de longues distances pour se fournir en eau aux rares sources.
on découvre avec étonnement de petits villages sur notre route.
Dure vie pour les habitants de ces contrées 
Avec des moyens très rudimentaires, notre guide prépare le diner 
Moyen vraiment économique pour faire la vaisselle: avec du sable.
En voilà deux qui savent profiter de la vie:

Sur la plus haute dune de la région.
- Visite des temples jains.
Rien que de lire ça , je n'avais déjà plus envie d'y aller! Dingue non?
Statues superbes où...
marrantes.
D'ailleurs, petite reflexion sur la condition de la femme ici en Inde:
Nous sommes tous les deux outres de voir combien la femme est mal considerée dans ce pays. Un voyageur ici en Inde, n'a de contact, en général, qu'avec des hommes. Dans les restaurants, les bus, les trains, les hotels, les commerces, la rue,...vous ne verrez que très rarement des femmes.
D'ailleurs si on s'en tient à la tradition patriarcale, toutes n'auront d'existence réelle au cours de leur vie qu'au travers des hommes de leur famille. De même qu'enfants, elles auront moins la chance que les garçons de fréquenter l'école et ce, surtout en milieu rural.
Pourtant le problème crucial n'est pas tant l'enseignement ou le mariage arrange que la déconsidération réelle et profonde, perceptible à différents niveaux, des femmes depuis leur naissance et de leur rôle dans la société. Avoir une fille est encore considéré comme une charge financière, en raison des dots qui ont encore cours, bien qu'interdites depuis 1961. En résumé avoir une fille est considéré comme un mauvais investissement: d'une part la dot coûte chère, d'autre part, elle ne rapportera rien à ses parents puisque une fois mariée, c'est sa belle-famille qui aura sur elle tous les droits.
Certains indiens rencontrés nous ont affirmés que les choses avaient tendance à changer surtout dans les ville. Espérons qu'ils aient raison.
En route maintenant pour la dernière étape de notre voyage en Inde, Delhi, où nous attend notre dernier vol pour Londres.
24 mai 2009
Asie ( 6. Inde : Uttar Pradesh)
INDE ... dernier pays de notre grand voyage.
"Fallait oser terminer son périple par un pays aussi particulier que l'Inde", voilà ce que beaucoup de voyageurs nous ont dit en nous voyant arriver. Faut dire qu'ici tout est particulier et tellement différent de tous les autres pays que nous avons déjà pu visiter.
Parler de l'Inde comme d'un simple pays serait lui faire perdre sa dimension. Territoire immense avec toutes les disparités que cela peut comporter, des ghats de Vanarasi à la majestuosite du Taj Mahal il y a 1000 lieux. Pays fascinant, l'Inde peut facilement atteindre à l'équilibre nerveux si on ne parvient pas à rester zen. Le bruit est incroyable et incessant, les odeurs fantastiques ( du santal à ...l'urine), l'agitation extrême et pourtant l'apathie incroyable aussi. En bref, un flot continu de gens, de rickhaws, de mendiants, de bruits, d'odeurs, de vaches sacrées, de religions, de saddhus, d'épices, de riz, ... c'est ça l'Inde.
- Une de nos premières difficultés en arrivant ici fut de comprendre et surtout d'accepter le système de castes en vigueur dans tout le pays.
Système d'origine religieuse, les castes sont fondamentales pour le fonctionnement de la vie sociale en Inde. L'esprit indien appréhende le monde d'une manière naturellement hiérarchique. Chacun appartient à un groupe et ce groupe à une position bien définie sur l'échelle de la société indienne.
Quatre varnas ( castes) composent plus ou moins la société-religion hindoue: - les Brahmanes ( caste des prètres et lettres sortis de la bouche de Brahma) - les Kshatriyas ( guerriers sortis des bras de Brahma) - les Vaisyas ( commercants, artisans, agriculteurs ( sortis des cuisses de Brahma) - les Sudras ( serviteurs sortis des pieds de Brahma). Les indiens qui n'appartiennent à aucune varna sont appeleé les parias (intouchables). Et pour finir, les femmes, incarnant le désir, appartiennent à la caste la plus basse ... et ça entre nous, c'est N'IMPORTE QUOI!!!
- Seconde difficulté, l'hygiène.
Les Indiens ont un rapport à l'hygiène tout è fait différent de tout ce qu'on avait pu voir jusqu'à présent. La cohabitation hommes, vaches, chèvres, boeufs, singes, chiens sauvages, ... fait que les rues sont jonchées de détritus, de crottes, merde, pisse,...et j'en passe! Les urinoirs ( quand ils sont utilisés) sont à ciel ouvert et les égouts ( quand il y en a) se déversent dans les fleuves.
- Troisième difficulté, le comportement intrusif des hommes . Constamment en train de vous épier, de vous dévisager ( j'ai un bouton sur le nez ou quoi?) ou encore de vous proposer maints et maints services bien souvent inutiles sans vous lacher d'une semelle. Ca peut parfois être épuisant au bout d'un certain temps.
Mais tout cela on le savait avant de venir ici et ce serait faire affront à ce pays si particulier si on le résumait seulement à ça.
Première découverte ( autant se mettre directement dans le vif du sujet): Vanarasi. Sur que ce n'était sûrement pas la ville la plus facile pour découvrir l'Inde tant celle-ci est particulière.
Vanarasi ( 1 300 000 habitants), la cité de Shiva est une des villes les plus saintes de l'Inde. Les pélerins hindous viennent y laver leurs péchés dans le Gange, voire y mourir afin d'atteindre le moksha, l'intérruption du cycle des réincarnations. Autrefois appelée Kashi ( cité de la vie) et Benares, Vanarasi constitue le coeur même de l'univers hindou, un lieu de passage entre les mondes physique et spirituel. Le Gange, fleuve du salut au flux permanent, est un symbole éternel d'espoir. Cette ville magique voit se cotoyer sur ses célèbres ghats les rites les plus intimes de la vie et de la mort. Vanarasi compte parmi les plus anciennes cités du monde, centre d'enseignement et de civilisation depuis plus de 2000 ans.
Chaque jour de très nombreux fidèles descendent les ghats de Vanarasi qui s'étirent sur 7 kilomètres pour un bain rituel.
Le long de ces 7 kilomètres de berge, 30 égouts se déversent en permanence dans le fleuve! Ici, le Gange est tellement pollué que l'eau dépourvue d'oxygène est contaminée ( l'eau contient 1,5 millions de bactéries coliformes aux 100 ml, alors que la norme admise est inférieure à 500!). Vous comprendrez pourquoi on n'a même pas osé piquer une tête, contrairement aux nombreux pélerins.
Les Shadus sont bien présents ici en Inde. Ils vivent en marge de la vie quotidienne en suivant une voie de pénitence et de mortification pour atteindre l'Illumination.
Les nombreux rituels des pélerins ( bains, ablutions, pratique du yoga, dépôt d'une offrande, lavage de linge, massage, prières,...).
Les ghats de crémation sont très importants ici. Le corps recouvert d'un linge est plongé dans le Gange avant d'être posé sur le bûcher.
Assister aux crémations represente une expérience étrange, difficile voire choquante. On peut voir le corps déposé sur un tas de bois puis recouvert de quelques bûches. De temps en temps, on aperçoit aussi une jambe ou une tête dépasser du feu sans que cela ne dérange la famille présente ( uniquement les hommes; les femmes pleurent, ce n'est pas bon pour le karma du mort donc elles doivent rester à la maison). A la fin de la crémation, les os qui ne peuvent pas brûler ( la cage thoracique pour l'homme et les hanches pour la femme) sont jetés dans le Gange et aussitôt attrapés par les chiens errant dans les alentours ( ...quand on vous disait que ce n'était pas facile à comprendre pour nous!). De plus, on peut aussi assister à l'immersion au milieu du Gange d'animaux, de corps d'enfants ou de Sadhus lestes d'une pierre, ceux-ci ne pouvant pas être incinéres.
Rem: nous n'avons pas fait évidemment de photos des crémations par respect des familles présentes.
Dans les petites ruelles de la vieille ville, des corps sont transportés par des hors-castes ( appeles dom) ou par des membres de la famille sur des brancards de bambou pour être aménes aux ghats de crémation.
D'immenses tas de bois s'empillent au sommet du ghat et chaque buche est pesée pour calculer le prix du bûcher. Chaque essence à son prix, le bois de santal étant le plus coûteux.
Les lavandiers.
Le linge est lave dans le Gange et quand on connait son état, ca ne donne pas envie de confier ses caleçons à ces lavendiers!
De nombreux petits temples jalonnent la ville 
Voilà un des aspects les moins amusant de l'Inde ... la saleté qui règne partout. A ce propos, on voudrait présenter nos excuses aux Nepalais. A cote de l'Inde, leur pays est presque propre(lol).
On voulait vous faire participer à ce grand moment: arrachage d'une dent en pleine rue ( bergh!). Précisons que la personne n'est bien sur pas endormie et que les outils ne sont pas stérilisés.
Cet intouchable confectionne des petits pâtes avec les crottes de buffles. Elles serviront de combustible...Si ca vous dit, on vous donnera la recette.
Deuxième découverte: Agra.
Agra ( 1 300 000 habitants) est située à 205 km de Delhi. Cette cité est irrémediablement indissociable du Taj Mahal.
- Le fameux Taj Mahal... monument le plus extravagant jamais bâti par amour est devenu l'emblème touristique de l'Inde. Il fut construit par l'empereur Shah Jahan ( enfin plutôt par ses 20000 ouvriers) pour recevoir le corps de sa deuxième épouse Momtaz Mahal, morte en mettant au monde son quatorzième enfant en 1631. Classe au patrimoine mondial, ce monument de marbre blanc n'a rien perdu de sa splendeur. Le Taj Mahal se dresse sur une plate forme de marbre. Cette élévation fait que le Taj à pour seule toile de fond le bleu du ciel, véritable coup de génie de la part de son concepteur.
Roulez tambours ... voila cette pure merveille:
On est vraiment tombés sous le charme de ce splendide édifice.
Tellement tombés sous le charme que vous allez avoir droit au Taj Mahal vu de face, vu de côté, vu de l'arrière, ...) ...sorry!
Les Indiens adorent se faire photographier avec des étrangers.
La face cachée du Taj Mahal, celle que les touristes ne verront pas...l'Inde égale à elle-même.
- Autre curiosité d'Agra: le fort où vivait l'empereur Shat Jahan.
Imposant fort et palais de grés rouge, ce très bel édifice a été bâti pour un usage militaire avant d'être transformé en palais par Shah Jahan.
Il devint cependant sa prison dorée durant 8 ans lorsque son fils Aurangzeb s'empara du pouvoir. Shah Jahan pouvait apercevoir le Taj Mahal de sa prison.
Ici encore des photos avec les indiens...amusant.
- Visite de Itimad-Ud-Daulah surnommé baby Taj, ravissant mausolée de Mizra Ghiyas, vizir de l'empereur Jahangir.
Moins impressionnant que le Taj, bien sur. Même pas comparable!
- Visite de Fatehpur Sikri ( la ville de la victoire), située à 40 km de Agra.
Cette magnifique cité fantôme fortifiée fut la capitale de l'empire moghol de 1571 à 1585 sous le règne d'Akbar. Exceptionnelle sur le plan architectural, elle fut malheureusement édifiée sur un site insuffisamment irrigué et fut donc rapidemment abandonnée à la mort d'Akbar.
Et comme d'habitude aux abords, la propreté règne!
- Quelques photos de la ville d'Agra:
La lessive
...dans la même eau!
Cap maintenant sur le Rajasthan.
Mais avant de se quitter, on ne résiste pas...
21 mai 2009
Asie ( 5. Népal, dernière partie)
NAMASTE.
Après avoir quitté Kathmandu, petit passage par le Chitwan National Park. 
Allez d'accord on vous l'avoue, on a un peu de mal à quitter ce si beau pays! Beau et étonnant à la fois. En effet, quand on évoque le Népal, on pense d'abord et avant tout à ses hauts sommets enneigés. Ce qu'on oublie c'est que le Népal regorge aussi de chaudes plaines subtropicales ( le Terai).
Situé dans le Terai central, le Chitwan National Park est une immense et splendide réserve naturelle. Elle constitue notamment un des derniers refuges du rhinocéros unicorne menacé d'extinction. Il n'en reste en effet que 2000 dans le monde et la plupart vivent ici à Chitwan et dans le Kaziranga National Park en Inde.
Chitwan abrite plus de 50 espèces de mamifères ( singes, léopards, ours lippus, crocodiles, rhinocéros, sangliers, hyènes, cerfs aboyeurs, daims tachetés, éléphants,...), 450 espèces d'oiseaux ( bulbul, martin triste, aigrette, perruche, coq-bankiva, paon, martin-pècheur,oriole, souimanga,...) et 67 espèces de papillons.
Ayant établi notre pied-à-terre à Sauraha, centre touristique situé au bord de la rivière et faisant face à la jungle, nous avons sillonné les environs en profitant un maximum des activités proposées.
- Visite du centre d'élevage d'éléphants. Situé sur la rive de la Bhude Dapti, Il fournit la plupart des éléphants utilisés pour les safaris dans le parc. On a pu y voir les cornacs préparer les kuchii (nourriture pour les éléphants à base de melasse et de riz et enveloppe dans de l'herbe) et surtout y admirer un magnifique petit éléphanteau né la veille. Aveugle la première semaine qui suit sa naissance, cette adorable "petite" peluche tenait à peine sur ses pattes.
Maman et son très jeune petit.
- Safari à dos d'éléphant. C'est de loin la meilleure facon d'explorer la jungle et d'espérer apercevoir quelques animaux sauvages. Serres dans un howdah de bois, on est secoués dans tous les sens par la démarche nonchalante de ces gros pachidermes. Lors de cette "excursion" on a pu notamment approcher de très près un rhinocéros et son petit.
- Safari en 4X4. Moins chouette que sur un éléphant ce moyen de transport permet de s'enfoncer plus profondément dans la jungle. Durant 5h00, on s'est amusés à chercher le plus d'animaux exotiques possibles. Et on a eu la grande chance de pouvoir voir de nombreux rhinocéros, des macaques rhésus, deux adorables oursons lippus et leur maman, des paons, des daims tachetés, ... et de nombreux oiseaux aux couleurs splendides.
- Le bain des éléphants ( un must!!!). Chaque jour ces adorables animaux et leurs cornacs convergent vers la rivière pour y effectuer leur toilette matinale. C'est un pur moment de bonheur que de pouvoir approcher de très très près ces énormes bêtes qui sont à la fois si imposantes et si douces. Le jeu consiste à monter sur leur dos et à se faire asperger d'un coup de trompe bien placé. Le cornac s'occupe du même éléphant tout au long de sa vie et on sent qu'il connait bien son compagnon.
- A bicyclette dans la région.
Promenade jusqu'aux 20 000 lacs.
Termitière plus grande que Denis!
Ici aussi comme au Laos, les buffles adorent se vautrer dans l'eau.
Les vachers se protègent du soleil.
Les enfants jouent aux buffles.
Les maisons des villages sont faites de bambous recouverts de boue sèchée.
Ces femmes font tous les jours et toute la journée ce travail, ramasser de grandes herbes.
Après le Chitwan National Park, dernière étape au Népal: Lumbini.
Située à une petite trentaine de kilomètres de la frontière indienne, la petite ville de Lumbini est le lieu de naissance de Siddharta Gautama ( Bouddha). C'est un des centres religieux les plus importants au monde. Celui qui allait atteindre l'Illumination sous un arbre bodhi et enseigner une philosophie de paix et de réflexion naquit sous un sal de Lumbini au mois de mai en 563 av.J-C. Les pélerins viennent ici nombreux pour méditer dans les monastères qui entourent le site sacré. Ces monastères ont été ériges par des communautés bouddhistes du monde entier, chacun y représentant sa propre philosophie et conception de cette religion.
Il faut avouer que pour notre part, ces nombreux temples, plus luxueux et tape-à-l'oeil les uns que les autres, nous ont fait plutôt penser à une sorte de mini-Europe. Nous avons donc écourté notre séjour pour mettre enfin le cap sur l'Inde.
Ca y est, notre grand périple touche tout doucement à sa fin, même s'il nous reste quand même encore 5 semaines de découvertes et sûrement d'étonnement ( l'Inde étant si différente de tout ce que nous avons pu voir jusque maintenant!).
Donc à bientot pour la suite et la fin ( snif ) de nos aventures.
02 mai 2009
Asie ( 5. Népal, deuxième partie)
Hé oui, nous sommes toujours au Népal! Après le fameux tour des Annapurnas, nous sommes retournés à Pokhara nous reposer un peu de notre exploit (lol).
Pokhara ( 170 000 habitants) est une chouette petite ville construite autour du lac Phewa Tal. Par beau temps, on peut même y admirer les superbes montagnes environnantes. Actuellement, l'approche de la mousson dépose un nuage de brume tout autour de la ville ce qui empêche d'apprécier Pokhara à sa juste valeur.
Après quelques jours de repos ...bien mérités, nous avons mis le cap sur la mythique ville de Kathmandu.
Ayant lu pas mal de commentaires négatifs sur cet ancien oasis de "soixantehuitards", on s'attendait à trouver une ville bruyante et saturée d'air pollué. Par contre on n'était pas préparés à découvrir dès les abords autant de saleté et de crasse. Une gigantesque décharge à ciel ouvert.
Kathmandu dépasse toute imagination dans ce secteur. Quel dommage pour les générations futures de ce si beau pays.
L'eau de la rivière est noire de noire.
Heureusement, Kathmandu reste une ville attrayante de par sa richesse culturelle et historique. Se promener dans les rues étroites de la vieille ville permet de découvrir son extraordinaire patrimoine, ses temples cachés, ses cours et ses minuscules ateliers qui pourraient dater de l'époque médiévale. L'histoire de kathmandu se confond par ailleurs avec celle des Newar, principal groupe ethnique de la vallée.
12 jours nous ont été nécessaires pour visiter Kathmandu et ses environs afin d'en percevoir une partie de ses mystères.
De nombreux temples jalonnent les petites rues de Kathmandu.
Confection artisanale du tarmac par de très jeunes garcons.
Habillement très coloré des népalaises.
Même dans les temples il ne fait pas toujours très propre!
- La Durbar Square de Kathmandu.
Durban square était l'endroit où les rois de la cité étaient couronnés et où ils gouvernaient ( durban signifie d'ailleurs palais). A ce titre, la place demeure le coeur de la ville et en est le patrimoine architectural le plus spectaculaire , méritant le detour. On peut passer des heures à se promener autour de ses superbes bâtiments . Cet ensemble a été classé en 1979 au patrimoine mondial de l'UNESCO.
On peut aussi y voir un édifice un peu particulier: Kumari Bahal. C'est là en effet que demeure la Kumari, déesse vivante la plus importante du Népal. Cette fillette a été choisie pour incarner la déesse de la ville jusqu'a sa puberté, avant de redevenir une simple mortelle. Selectionnée dans la caste des orfèvres newar, elle doit être âgée d'au moins 4 ans et présenter 32 signes distinctifs très précis ( couleur des yeux, son de la voix, ...). Devenue la Kumari, l'enfant s'installe avec toute sa famille dans la Kumari Bahal où elle vit recluse, ne pouvant sortir que 6 fois durant l'année et ce uniquement pour des cérémonies officielles. Pour avoir eu "la grande chance" de l'avoir aperçue quelques secondes à la fenêtre, on peut vous assurer qu'elle n'a pas spécialement l'air heureuse!
- Swayambhunath. Perché sur une colline à l'ouest de Kathmandu, ce grand temple est l'un des symboles les plus populaires du Népal. Surnommé Monkey temple, il abrite une tribu importante de singes.
3 Bouddhas accueillent les visiteurs au bas du temple.
Beaucoup de Népalais viennent rendre hommage à leur Dieu.
Moulins à prière avec le mantra sacré " om mani padme hum " ( salut au joyau dans le lotus).
Stupa avec les yeux qui évoquent le regard vigilant de Bouddha embrassant la vallée. L'emplacement du nez ( signe en forme de ?) est le chiffre ek (1) en Nepali, symbole de l'unité de toute vie. Entre les yeux, un peu au-dessus, un troisième oeil symbolise la clairvoyance du Bouddha.
- Pashupatinath, temple hindou le plus important du Népal se dresse sur les rives de la Bagmati, une rivière sacré à la lisière est de Kathmandu. C'est aussi un des principaux temples de Shiva du sous-continent et il attire beaucoup de pélerins en provenance de l'Inde. Ce temple est un lieu de crémation recherche.
Depuis notre arrivée au Nepal, nous nous sommes rendus compte que les Népalais avaient un rapport à la mort tout a fait différent que nous Européens. Loin d'être un sujet tabou, ils en parlent sans arrière pensée et avec naturel. Ici à Pashupatinath, les crémations se poursuivent toute la journée, le mort devant être incinéré dans les 24h00 qui suivent son décès.
Ghats de crémation. Le corps enveloppe d'un suaire est déposé sur un bûcher allumé au cours d'un cérémonial très sobre.
Le corps n'est qu'une enveloppe vide. L'âme l'a quitté. On peut donc le brûler.
Assez étonnament pour nous, on peut voir aussi à Pashupatinath le petit temple de Bachhareshwari qui lui est orne de scènes érotiques!
Les plus belles sculptures sur bois des temples népalais ornent les étais des toits ou tunala et beaucoup comportent des scènes érotiques ( rarement le motif central mais plutôt en bas de l'étai). Ces images ( parfois d'un réalisme cru) témoignent d'une inspiration tantrique, preuve de l'imbrication du bouddhisme tibetain et de l'hindouisme népalais.
- Bodhnath , un des plus grands stupas du monde. Le village également appelé Boudha constitue le centre religieux de l'importante population d'exiles tibetains présente ici.
Attention à l'oeil de Bouddha!
- Patan ( 190000 habitants, seconde ville de la vallée).
Sa Durban Square, d'une richesse architecturale plus dense que celle de Kathmandu regroupe une multitude de temples. En outre, plus de 600 stupas et 185 bahal sont disséminés dans les pittoresques rues.
Sur le chemin vers Patan on peut admirer d'autres temples.
Ces femmes sont obligées de venir chercher l'eau au puit.
... et toujours cette saleté partout.
Kwa Bahal ( temple d'or). Monastère bouddhique unique en son genre datant de 1409...
... et son grand prêtre. C'est en effet un jeune garçon de moins de 12 ans qui remplit cette fonction pendant 30 jours avant de céder sa place à un autre garçonnet.
Les femmes font tous les métiers ici.
Un peu petites ces portes dans les maisons newar.
On ne pouvait manquer le temple dédié aux travailleurs du cuivre, dinandiers et autres.
Il est d'ailleurs décoré de pots en cuivre.
Vente de viande en plein air...ca donne faim non?
- Bhaktapur ( 65 000 habitants, troisième ville de la vallée).
Bhaktapur est également appelé Bhadgaon (cité du riz) en Nepali ou Khwopa ( cité des devots) en Newari. Fermée ( pratiquement) à la circulation, elle a su préserver ses traditions et semble sous bien des aspects hors du temps. Les rues pavés relient une succession de temples, de cours et de places monumentales tandis que sanctuaires, puits et bassins émaillent les rues transversales. Elle abrite une importante communauté de potiers, de sculpteurs sur bois, de tisserands et on peut y voir des paysans battant le blé suivant la tradition ancestrale.
Les superbes édifices de Bhaktapur.
Ici aussi l'art érotique se manifeste mais de manière plus humoristique.
La rue des potiers "perdue" au milieu des épis de blé.
... comme on ne le fait plus depuis de nombreuses années.
Autre technique: on utilise aussi le baton pour battre le blé.
Le fil teinte sèche au soleil.
Dans les rues de la vieille ville.
On avait déjà vu l'homme- plante, on a maintenant l'homme-bananier.
Notre étape népalaise touche à sa fin. Nous resterons marques par la gentillesse des habitants et par la beauté des paysages.
PS: un petit coucou à Sabine et Christophe, deux Suisses très sympathiques rencontrés une première fois au Chili et retrouvés par hasard à Kathmandu il y a quelques jours.
25 avril 2009
Asie ( 5. Nepal)
Bye bye Bangkok, à nous le Népal.
Comme on n'aime pas faire simple, on prend un vol Bangkok-Singapour suivi d'un Singapour- Delhi où nous restons deux jours avant de filer vers le Népal. Ensuite, train Delhi- Gorakhpur, puis bus jusque Sunauli ( frontière indo-népalaise). Un dernier bus local nous conduira alors à Pokhara ...ouf!
C'est en effet de Pokhara ou de Kathmandou que partent les amateurs du mythique "tour des Annapurnas", la raison principale de notre venue ici au Népal. Pour débuter ce trek nous devons cependant encore "subir" 6h00 de bus local jusque Besisharar. Bus qui s'est d'ailleurs imobilisé à 1 km de sa destination pour une raison toute simple...panne d'essence (ça ne s'invente pas!!!).
On va essayer de vous faire vivre en quelques photos cette fabuleuse randonnée qui nous aura pris 21 jours de marche au total. Une "petite" performance dont nous sommes très fiers.
Le tour des Annapurnas est un trek fabuleux. Il offre aux marcheurs l'occasion de traverser de nombreux petits villages reculés et de cotoyer de superbes géants de plus de 7000m.
Nous avions decidé de partir sans avoir recours ni a un guide, ni a des porteurs. Ca nous donnait ainsi une plus grande autonomie. De nombreux lodges disséminés tout au long du trajet nous permettant d'assurer facilement la question du logement et de la restauration.
Malheureusement, les amateurs de randonnée doivent se dépêcher de venir faire ce magnifique trek, une route reliant Besisahar à Manang ( pour ceux qui connaissent) étant en construction. La route Muktinath- Khudi est quant à elle déjà terminée! En bref, ce trek qui se faisait il y a 20 ans en 25 jours, peut maintenant déjà se parcourir en 15 jours et n'en comptera plus que 5,6 jours dans l'avenir...dommage.
Jour 1. Partis de Bhulbhule, petit village situé à 840m d'altitude, nous sommes montés progressivement jusqu'au Thorung Pass qui lui culmine à 5416m...eh oui, vous avez bien lu...5416m!!
L'homme-plante, surprenant non?
Un des nombreux pont traversé.
Il y en a même qui le font à pieds nus!
Jour 2. Bhulbhule- Ghermu ( 1130m)
Jour 3. Ghermu- Tal ( 1700m).
Nous sommes en admiration devant ces porteurs.
Les porteurs sont extraordinaires. Ils peuvent porter des charges de plus de 70kg! Et tout ça accroché à leur tête!
Arrivée à Tal, curieux petit village perdu dans une plaine sablonneuse.
Et ses habitants si accueillants.
Jour 4. Tal- Danagyu ( 2200m).
La construction de la route par des dizaine d'ouvriers est impréssionnante. Ils cassent la roche perchés à des centaines de mètres de hauteur et avec pour seuls outils des barres à mine!
On peine un peu avec nos gros sacs à dos mais le superbe paysage est une récompense incomparable.
Et dire que la route va passer par là!!!
Jour 5. Danaqyu- Chame (2700m)
Beaucoup de signes religieux ici. On est très près du tibet
Jour 6. Chame- Pisang Lower ( 3200m).
Charmante petite vieille qui voulait une cigarette.
Très protecteurs vis à vis des arbres ici!
Super ancien petit village de Pisang Upper.
Toujours circuler dans le sens des aiguilles d'une montre autour des stupas, des chortens et des murs mani.
Jour 7. Pisang Lower- Manang (3540m) ... les choses sérieuses commencent.
Superbe vieux village à quelques kms de Manang.
A Manang, un groupe de quelques médecins bénévoles accomplit un travail extraordinaire. Oeuvrant 6 mois par an, ils donnent chaque jour des conférences sur le mal des montagnes et fournissent un maximum d'informations aux randonneurs prêts à affronter les 1870m restant jusqu'au pass. De plus, ils assurent un petit dispensaire destiné aux étrangers et aux autochtones.
Il faut dire que le mal aigu des montagnes ( MAM) est à prendre très au serieux. Il a lieu en très haute altitude et peut s'avérer mortel. Il survient à des altitudes variables, parfois à 3000m mais en général il frappe plutot à partir de 3500m à 4500m. Le manque d'oxygène affecté la plupart des individus de manière plus ou moins forte. Lorsque l'altitude augmente, le corps humain a besoin de temps pour s'habituer à la raréfaction de l'oxygène. Donc un seul mot d'ordre...on a le temps, on monte progressivement.
Donc on decidé de rester 4 jours à Manang, d'une part pour l'acclimatation et d'autre part afin d'en profiter pour visiter un peu les environs.
On a la chance de découvrir Manang sous la neige durant deux jours.
Petit-déjeuner sur la terasse de l'hôtel...y-a pire endroit!
Autre promenade jusqu'au Praken Gompa ( 4000m)...
... où nous attend un vieux moine de 93 ans.
De Manang, on peut apercevoir Annapurna II ( 7937m), Annapurna III ( 7555m), Annapurna IV ( 7525m) et le Ganggapurna ( 7454m). Magnifique.
Promenade jusqu'au superbe petit village de Khangsar.
Jour 10. Manang- Letdar (4200m).
On vous disait bien que parfois les porteurs transportaient de drôles d'objets!
Le travail des champs se fait encore avec des boeufs et manuellement.
Les villages se font maintenant rares.
Jour 11. Letdar-Thorung Phedi (4450m).
A Letdar, on a rencontré un groupe de 4 Suisses très sympathiques, pleins d'humour, ouverts d'esprit et même un peu vantards ( non, le chocolat suisse n'est pas le meilleur du monde!). Venus faire eux aussi le tour des Annapurnas, ils nous ont fait un immense plaisir en partageant avec nous ...du saucisson et, délice suprême, de delicieux petits oeufs en chocolat importés tout droit de leur Suisse natale. Tout ça , coincidence, le dimanche de Pâques. Merci encore a eux pour ces bons moments partagés.
Mais il nous faut aussi parler de leur guide Chiva. Ce dernier, responsable d'une école, à mis sur pied avec des amis une association qui prend en charge les frais liés à l'éducation d'enfants démunis. Chapeau à lui pour cette initiative tràs importante pour l'avenir de ces enfants.
4 Suisses "perdus" au Népal et leurs guides.
Jour 12. Thorung Phedi- Yakawa ( 5050m).
En fait, on avait prévu de monter comme beaucoup de monde au High camp, dernier lodge avant le pass. Mais voyant la publicité d'un très beau lodge pour 20 personnes situé un peu plus haut, on decidé de continuer. En réalité, il s'agisait plutot d'une tea room avec 2 "chambres" très rudimentaires ( sans toilettes, sans eau, ni le moindre petit chauffage). Mais quel cadre! Et quelle superbe expérience de dormir à 5050m d'altitude. On ne l'a pas regretté.
On a retrouvé la neige à cette altitude.
Jour 13. Yakawa- Thorung Pass ( 5416m) - Muktimath ( 3800m).
Nous voila partis pour le grand frisson. Heureusement, comme on demarre déjà à 5050m il ne nous reste plus beaucoup à monter.
Après 1h45 d'effort on peut crier VICTOIRE et être très fiers de nous ...on est au Thorung Pass ou on reste une bonne heure à admirer le paysage grandiose qui s'offre à nous.
Commence alors la grande descente de 5416m à 3800m. Dur, dur pour les genoux.
Muktinath est un grand lieu de pélerinage hindouiste-bouddhiste.
De ce côté ci aussi de la vallée, la route vient d'être terminée de Muktinath à Beni et de nombreux randonneurs arrêtent déjà leur trek ici. C'est vraiment dommage.
Jour 14. Muktinath- Kagbeni (2800m).
Denis en grande discussion avec des pélerins.
Superbe petit village fortifié de Jharkot.
Jour 15. Kagbeni- Jomsom ( 2720m).
Ici tout est beaucoup plus vert.
Route pour l'Upper Mustang.On est ici très proche du Tibet.
Ces ponts sont impressionnants.
Jour 16. Jomsom- Tukuche (2580m)
Le village de Marpha et son monastère.
Jour 17. Tukuche- Ghasa ( 2010m).
Certaines maisons ont de superbes balcons.
Jour 18. Ghasa- Tatopani ( 1190m).
Jour 19. On remonte!!! Tatopani- Chitre ( 2300m).
Ce porteur est le plus à plaindre avec le bruit incessant qu'il a toute la journée dans les oreilles.
Jour 20. Chitre- Ghorepani (2750m).
L'Annapurna Conservation Area Project ( ACAP) a mis sur pied avec l'aide du gouvernement néo-Zelandais le safe water drinking schème, un réseau de 16 points de vente d'eau purifiée à l'usage des trekkeurs visant à reduire la consommation d'eau en bouteille. On estime en effet à un million le nombre de bouteilles introduites chaque année à l'intérieur de l'Annapurna conservation aréa. Et nous, on dit bravo!!!
Jour 21. Ghorepani- Poon Hill ( 3210m) - Berethanti ( 1015m).
Départ à 4h30 du matin pour voir le lever du soleil à Poon Hill.
Vue sur l' Annapurna sud ( 7249m), le Nilgiri ( 7061m), le Machhapuchhre (6997m) et surtout sur le Daulagiri ( 8168m!).
Puis dernière descente jusque Birethanti en suivant un superbe sentier constitué de milliers de marches.
Pour se rendre à l'école ces enfants parcourent parfois de très longues distances.
Fin du trek après 21 jours de marche heureux et fiers de l'"exploit".
23 mars 2009
ASIE ( 4. Laos)
Fleur de frangipane, symbole du Laos.
Sabai dii
Nous sommes bien arrivés au Laos après 20h00 de bus. Le voyage a été rude (sièges inconfortables et étroits, bus bonde à l'extrême avec même des passagers assis sur de petits tabourets ou couchés sur une paillasse dans le couloir (!), odeur fermentante et caractéristique des transports en commun pris sous de fortes chaleurs, passages de frontières avec racket des douaniers Vietnamien puis Laotien qui sont parvenus à extorquer un dollar à chaque étranger,...) mais on était si contents de quitter le Vietnam qu'on aurait supporté n'importe quoi!
Notre premier contact avec le Laos nous a tout de suite réconciliés avec le plaisir du voyage. Les Laotiens sont gentils et accueillants. Perpétuellement le sourire aux lèvres, eux qui vivent pourtant parfois dans le dénuement le plus total croquent la vie à pleines dents.
On a retrouvé le sourire au Laos
Comme nous n'avions qu'une grosse dizaine de jours pour découvrir ce beau pays encore peu ouvert au tourisme, nous avons décidé de ne pas courir et de profiter un maximum des endroits qui nous attiraient ( Vientiane et le sud Laos, les 4000 îles).
Vientiane est une capitale étonnante. En y débarquant, on est d'abord étonné par l'athmosphère paisible, presque endormie qui s'en dégage. Avec ses vieilles villas coloniales et ses larges avenues ( parfois vides!), Vientiane n'a pas encore connu les grands bouleversements architecturaux qui ont transfiguré ( défiguré parfois même) les métropoles du sud-est asiatique.
He oui, c'est bien la capitale!
Vientiane se visite facilement à pieds et en vélo. On en a donc profité pour déambuler au gré de ses petites rues, admirant au passage ses temples plus beaux les uns que les autres et surtout tellement différents architecturalement que les temples Thailandais ou Vietnamiens. Contrairement à ces derniers qui sont souvent très décorés, les temples laotiens ont des lignes simples et légères tout en étant raffinés et élégants. La religion officielle du Laos étant le bouddhisme, les temples (appelés wat) tiennent donc une place importante dans la société.
Wat That Luang, Wat Sisaket, Wat Ho Phra Keo et son musée, Wat Ong Teu, Wat Simuang,... tous ces temples n'ont maintenant plus de secret pour nous.
Moine priant au milieu des stupas.
La formation de moine commence très jeune.
Cette jeune femme est venue solliciter l'aide du moine. Elle lui soumet un papier sur lequel est écrit son voeux. Après avoir prié, le moine lui attache une petite cordelette autour du poignet.
Temple étonnant ou on peut admirer des milliers de Bouddha.
Bon, c'est vrai, parfois certaines statues ont un peu de mal!
Nous avons aussi été très étonnés de voir encore beaucoup d'enseignes écrites en français ici au Laos. Il faut dire que l'usage en est est encore assez répandu dans cette ancienne colonie. Jusque la révolution de 1975, le français était parlé par les élites et l'aristocratie. Une partie de l'enseignement se donnait en français et l'administration était bilingue. Depuis la révolution, son enseignement est facultatif et en constante régression par rapport à l'anglais.
Après Vientiane, nous avons encore repris un bus pour faire un grand bond à travers le pays et descendre jusqu'au district de Siphandone, mot qui signifie " les quatre mille îles " en lao.
Situé dans l'extrême sud du Laos juste avant la frontière cambodgienne, le Mekong se divise en une multitude de bras où sont éparpillées des myriades d'êles luxuriantes de végétation. Ici le Mekong n'est plus navigable à cause des rapides et des spectaculaires chutes d'eau. Cette région des " quatre mille îles" devrait prochainement être classée au Patrimoine mondial de l'humanité.
Pour sillonner cette region, nous avons posé nos bagages dans l'île de Khong. Plus grande île du Mekong et aussi la plus au nord de cette magnifique région, Khong est réputée pour être un des endroits ou la population locale est accueillante comme nulle part ailleurs...juste ce qu'il nous fallait (lol).
Et de fait sa réputation n'était pas usurpée. Nous avons passé sur l'île de Khong un super séjour fait de découvertes, de calme et surtout de total dépaysement. Ici, on perd toute notion de temps, de besoin. La philosophie de vie des habitants qui vivent en fonction du rythme de la nature nous ramène aux vraies valeurs de la vie. Bref, vous l'aurez compris, on a adoré l'île de Khong qui nous a réconciliés avec la joie du voyage et de la découverte.
Place aux photos qui exprimeront mieux que des mots la beauté sauvage de cette région.
- On a pu à nouveau naviger sur le mythique Mekong.
Le coucher de soleil sur le Mekong est à chaque fois un moment unique.
- Comme partout au Laos, on peut voir de nombreux temples.
- Les maisons sont très rudimentaires et souvent constituées d'une seule pièce.
- Les laotiens sont de grands fans de la TV. On voit fleurir partout avec étonnement des antennes satellite même dans certains villages reculés disposant tout juste de l'électricité.
Si certaines maisons ont l'électricité, beaucoup n'ont pas encore l'eau courante comme ici ou le puit a été creusé pour plusieurs habitations.
- Les enfants sont très chouettes. Ils aiment beaucoup "parler" et jouer avec les étrangers. Certains vont à l'ecole alors que d'autres n'ont pas cette chance et doivent rester à la maison pour aider leurs parents. Soit parce qu'ils n'ont pas les moyens de les y envoyer, soit parce qu'ils n'en voient pas l'utilité.
Les ainés doivent s'occuper des plus jeunes.
- Les animaux font partie intégrante de la cellule familiale. Le soir, on les rassemble autour de la maison.
Les buffles sont très importants ici. Ils aident aux travaux des champs et apportent l'engrais nécessaire.
Ils aiment passer beaucoup de temps dans l'eau
- Les paysages traversés sont très diversifiés. Bananiers, cocotiers,rizières vertes ou toutes sèches,...
Pour terminer notre périple au Laos, nous sommes repassés par la petite ville de Pakse. Nous avons eu le temps d'y faire quelques belles rencontres:
... rencontre avec quelques sympatiques élèves-moines.
Un chouette jeune instituteur avec sa classe.
...et devinez...comme d'habitude...Lulu et Gary!
Le Laos restera un très beau moment de notre voyage.
En route maintenant pour le Népal et ses montagnes. Mais ca, c'est une autre histoire.
21 mars 2009
C'est le printemps!!!
Salut tout le monde.
Juste un petit mot "made in Laos".
Aujourd'hui c'est le printemps et il nous reste exactement ...
100 jours de voyage
PS: dans quelques jours, un article sur ce superbe pays qu'est le Laos.
A bientôt.
09 mars 2009
ASIE ( 3. Vietnam, suite et fin)
XIN CHAO ( bonjour).
Nous poursuivons notre découverte du Vietnam par la visite de Sapa.
Ville du nord-ouest du Vietnam située à 1650 m d'altitude, Sapa se trouve à quelques kilomètres de la Chine. Avec ses 36 000 habitants, c'est une ancienne station climatique dominant une jolie vallée, tandis que de hauts sommets encadrent la ville de toutes parts. Forts de cette information, nous nous sommes empressés à notre arrivée de choisir un hôtel avec chambre ayant vue sur ce fameux panorama. Ce qu'on ne savait pas c'est que parfois le brouillard peut etre tenace ici et qu'il n'allait pas nous lacher durant tout le séjour! Heureusement, nous avons quand même pu nous promener dans les villages environnant Sapa et y admirer ( quand le brouillard nous laissait quelques minutes de répit) les superbes rizières qui descendent en cascades à flancs de montagne. De plus, de nombreuses ethnies montagnardes sont installées dans les vallées et villages des alentours et ont gardé leurs tenues traditionnelles. Cependant, avec l'avènement du tourisme, on assiste maintenant parfois à plus de folklore qu'autre chose. Dommage pour les peuples hmong et dao, minorités les plus représentées dans la region.
Les hmongs sont de coriaces commercantes
Les femmes travaillent dur et par tous les temps
Promenade jusqu'au village de Cat Cat. Les habitants y vivent pauvrement dans ce type d'habitation.
Deuxième jour de balade aux villages de Ta Van et Lao Chai.
Les enfants rencontrés sont adorables.
Ces enfants n'ont pas souvent l'occasion de s'amuser
Invention "faite maison" très ingénieuse pour piler le blé.
Apres avoir passé trois jours humides à Sapa et afin de regagner Hanoi, nous avons décidé de prendre le train de jour excusivement fréquenté par des Vietnamiens. En effet, peu d'étrangers l'utilisent ...trop lent ( 11h00 au lieu de 8h00 par le train de nuit), trop bondé ( ça c'est bien vrai mais qu'est ce que c'était folklorique aussi!), trop bruyant, trop dur ( ca nous a rappelé les banquettes en bois de nos bons vieux trains belges...ne riez pas j'ai encore connu ça en 1979 pour faire Dinant- Namur!). Mais les paysages traversés en valaient vraiment la peine .
De retour à Hanoi, on ne s'attarde pas et on met le cap sur la mythique Baie d'Along.
Merveille naturelle avec ses 8000 îlots émergeants des eaux du golf du Tonkin, la Baie d' Along est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO ( ses nombreuses îles avec leurs plages et leurs grottes nées de l'action conjugée du vent et des vagues). En ce mois de mars, le temps est souvent froid et brumeux mais cela confère ainsi aux lieux un aspect irréel.
Nous avons passé trois jours sur la baie d'Along.
Nuit sur l'île de Cat Ba avec vue sur le port
Randonnée sur l'île avec découverte d'un champ d'ananas.
Tour en bateau dans le port avec la femme invisible.
Bateau de pêche utilisant des lampes pour attirer les poissons.
L'épicière vient fournir les habitants.
Retour à Hanoi ou nous attendons notre bus pour le Laos.
...avec une petite mise au point pour voir où en est le poids (lol)
La nourriture (même si elle est répétitive) est tellement bonne ici.
Et heureusement qu'il y a au moins ça, la nourriture et les quelques beaux paysages observés parce que si il fallait compter sur la population, il y a longtemps que nous serions déjà partis autre part.
Hé oui, comme vous pouvez le lire, nous sommes extrêmement déçus par l'attitude désagréable des Vietnamiens. Depuis notre départ fin juin, c'est la premèère fois que nous sommes confrontés à des personnes aussi peu respectueuses des autres. Très rares (trop rares) sont les Vietnamiens que nous avons cotoyés et qui nous laisseront un bon souvenir. Et pourtant on se faisait une joie de venir ici. Il faut croire que nous ne nous étions pas assez renseignés sur ce qui nous attendait. Pour la population, le touriste est seulement un portefeuille et le sourire ou le respect disparaissent des que l'argent ne sort plus de la poche. On a eu droit aux mensonges, au deni de la realité, à la grossiereté. Les vietnamiens ne savent pas s'adresser aux autres sans les rabrouer...bref, l'horreur.
Cette analyse va peut être vous sembler dure mais on est tellement revoltés par ce que nous voyons que nous n'attendons qu'une chose c'est de pouvoir partir au plus vite d'ici (!).
On s'est posé la question de savoir si c'était nous qui étions peu réceptifs à la mentalité vietnamienne mais certains touristes rencontrés nous ont tenu le même discours. Le pays change, devient de plus en plus touristique et ne semble pas évoluer dans le bon sens.
Cela dit et il faut le relever, nous avons quand même rencontré aussi des étrangers qui venaient ici pour la Xeme fois ( à notre grand étonnement d'ailleurs). Mais ces derniers avouent qu'ils sont surtout attirés par la vie qui est très bon marché ici.
En bref, on essayera de ne retenir que les bons moments et les beaux paysages traversés...on ne peut pas tout réussir au cours d'un si long voyage.
A bientôt au Laos.
28 février 2009
ASIE ( 3. Vietnam)
" good morning Vietnam". C'est par ces mots que nous accueille la camarade Ly à la frontière entre le Cambodge et le Vietnam...preuve qu'on peut très bien être la suprème répresentante du pouvoir communiste auprès des petits touristes étrangers ( en bref, celle qui contrôlera si vous ne vous éloignez pas trop du chemin trace par le gouvernement) et avoir de l'humour!
Nous avons donc quitté Phnom Penh au Cambodge pour rallier par bateau la ville frontière de Chau Doc au Vietnam. Ce moyen de locomotion nous a permis de découvrir les méandres du Mekong et de pouvoir admirer le style de vie de ses habitants.
Vaisselle dans l'eau du Mekong...et dire qu'après on mangera dans son petit resto!
Perchée sur les rives de la Bassac, Chau Doc ( 102 000 habitants) est une petite ville ou on peut remarquer la présence significative des communautés chinoises, chams et khmers à travers les nombreux temples, mosquées et églises. L'attrait de Chau Doc se retrouve aussi dans ses maisons flottantes, véritables curiosités évoluant sur un chassis de barils vides et jouant le rôle de logis et de lieu de travail. Leurs occupants ont installé en dessous de grandes nasses dans lesquelles ils élevent des poissons.
Maisons sur pilotis à Chau Doc
Arrivée ensuite à Ho Chi Minh après 6h00 de bus.
Petite précision: les vietnamiens sont de vrais fous du volant. Les 6h00 de route nous ont semblées longues excepté pour les 2 Italiens qui voyagaient avec nous et qui semblaient prendre leurs pieds. Ils nous ont avoué retrouver un peu de leur pays à travers cette façon de conduire.
On ne peut qu'être dépaysés quand on arrive à Ho Chi Minh ville tellement le bruit est assourdissant. Embouteillages et chaos sont le lot de tous les habitants. Il faut dire que la moto est emblematique de HCMV. Chaque jour, elles sont plus de 3 millions à circuler dans les rues.
HCMV (Nommée Saigon à cette epoque) fut prise en 1859 par les Français qui en firent peu après la capitale de la colonie de Cochinchine. Capitale de la république vietnamienne à partir de 1956, elle tomba aux mains des forces du Vietnam du nord en 1975 et fut alors rebaptisée HCMV.
On y a beaucoup marché, visitant entre autres:
- Le palais de la réunification ( Symbole du gouvernement sud-vietnamien). Ce palais est reste tel qu'il était le 30 avril 1975, jour ou la république du Vietnam cessa d'exister.
- Le musée des souvenirs de guerre ( un des plus visites par les touristes). Peu de musées dans le monde expriment avec autant de force la brutalite de la guerre.
Ho Chi Minh le grand héros-sauveur-dieu-... du peuple vietnamien
Une circulation de fou. D'ailleurs, on a rapidement trouvé le truc pour traverser: il ne faut surtout pas paniquer et tout simplement marcher lentement. Ca permet aux véhicules de vous voir et d'avoir le temps de vous éviter. Et ca fonctionne... jusque maintenant (lol).
On remonte en bus vers le nord. Premier arrêt à Nha Trang (315 000 habitants) ville balnéaire située au bord de la mer de Chine meridionale. Repos, farniente et dilletante durant 2 jours.
Bus de nuit très particuliers. Impossible d'y dormir tellement on est secoués dans tous les sens, la route étant dans un de ces états!
Deuxième arrêt à Hoi An ( 79 000 habitants). Cette ville qui a largement échappé aux destructions causées par les guerres successives est pleine de charme. On y a récemment découvert des fragments de céramique vieux de 2200 ans! C'est à Hoi An que vient s'implanter la première colonie chinoise du sud. Il en subsiste d'ailleurs beaucoup de vestiges. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, la vieille ville bénéficie d'une reglémentation très efficace: certaines rues fermées aux voitures, contraintes en matière de modification ou de hauteur des bâtiments, ...
Barque en forme de panier souvent utilisée dans cette partie du Vietnam
Un des nombreux temples chinois
Rizières dans les villages proches de Hoi An
Troisième étape pour visiter la reputée ville de Hue.
Si vous cherchez à déménager, nous avons la femme de la situation pour vous!
La citadelle et l'enceinte impériale
Excursion aux tunnels de Vinh Moc et de la DMZ ( zone démilitarisée).
En chemin, on croise les habitations de minorités ethniques.
Surprenants abris souterrains de Vinh Moc. En 1966, les Americains lancèrent une attaque massive contre le Vietnam du nord par le biais de bombardements aériens et de tirs d'artillerie continus. Situé juste au nord de la DMZ, le village de Vinh Moc devint alors l'un des secteurs les plus bombardes de la planète. Les abris de fortune ne résistèrent pas à ces assauts: certains villageois prirent la fuite, d'autres entreprirent de creuser des tunnels dans la terre rouge argileuse. Après 18 mois de travail (durant lequels la terre, déblayée fut camouflée en prévision des repérages aériens) une immense base souterraine fut ainsi établie. Des familles entières s'installèrent dans ces abris.
On voudrait vous présenter Lulu et Gary, un sympathique couple d'Irlandais. La première fois que nous les avons rencontrés c'était au parc national Torres del Paine au Chili! Partis fin juin 2008 (comme nous), ils sont restes 5 mois en Amerique du sud ( comme nous), on adoré le Perou ou ils ont passé 2 mois ( comme nous), sont ensuite partis pour l'Océanie ( comme nous) pour y parcourir durant 3 semaines l'Australie (pas comme nous) puis la Nouvelle Zeéande ( un peu moins longtemps que nous). Nous les avons retrouvé à Hoi An puis à Hue. Et ils rentrent en Europe fin juin ...comme nous.
For Lulu and Gary: it was very nice to meet you and we hope to see you again in Belgium. Kiss
Quatrième étape, arrêt à Hanoi capitale du Vietnam.
Très grande ville, Hanoi se visite surtout à pied. Sa vieille ville grouille d'animation et ... de bruit. Le matin a 6h00, on est réveillés par les hauts-parleurs qui diffusent des paroles de propagande.
Les rues animées. Ici, petit resto ( admirez la hauteur des tabourets!)
Vendeuse de viande sur le trottoir
Rue des ferronniers. Ici chaque rue à sa specialite
On dort partout même au milieu des vélos
Il nous reste à terminer notre découverte du Vietnam par la visite de la Baie d'Along et de la région de Sapa (à la frontière avec la Chine). A bientôt pour la suite de nos aventures.




























































































































































































































































































































































